Environnement : un spécialiste porte son regard sur le tarissement des fleuves Milo et Niger 

Print Friendly, PDF & Email

‘’D’ici 5 ans si rien n’est fait, nos fleuves vont disparaître’’, c’est par ces mots qu’Aboubacar Hawa Camara, analyste-consultant, représentant du bureau environnement de la commune Ratoma lance l’alerte concernant ces cours d’eau. Au cours d’une interview accordée ce lundi 11 mai 2020 à la rédaction de Mediaguinee, l’environnementaliste est largement revenu sur les raisons du tarissement des fleuves guinéens, en particulier le Milo et le Niger.

Pour lui, les causes ne sont pas à chercher ailleurs, « c’est l’exploitation minière ».

« Aujourd’hui, le constat révèle que la nature est menacée à Conakry comme à l’intérieur du pays. Les cours d’eau du pays comme le fleuve Milo, le fleuve Niger, sont victimes de l’exploitation minière. A travers l’exploitation de l’or, le fleuve ne fait que se renfermer. Donc, cela consiste à faire disparaitre le fleuve. C’est un phénomène qu’il faut combattre pour la préservation de notre environnement », a-t-il lancé. Ajoutant « Deuxièmement, c’est l’impact du déboisement qui consiste à faire perdre tous les grands arbres qui entourent les fleuves et qui donnent l’humidité. Et, cela va contribuer à la perte et au tarissement des cours d’eau. Sans oublier l’extraction du sable par les citoyens riverains », précise Aboubacar Hawa Camara.

A l’en croire, la construction des barrages hydroélectriques, la coupe abusive des bois, le non-respect des exigences environnementales, sont entre autres facteurs qui produisent des conséquences incontrôlables. Parmi elles, le réchauffement climatique, la rareté de pluie…

« Tout ceci a pour conséquence, le réchauffement climatique. Quand vous partez à Kankan, le soleil est à 36 degrés. Quand vous partez à Faranah là où le fleuve Niger prend sa source, on remarque 37 degrés. Si rien n’est fait, d’ici quelques années, la vie ne sera pas facile en République de Guinée », a-t-il alerté.

Pour finir, Aboubacar Hawa a souhaité l’implication des autorités à travers des campagnes de sensibilisation pour rappeler le rôle des citoyens dans la protection et la préservation de l’environnement.

« Lorsque nous arriverons à freiner ces fléaux, les fleuves vont récupérer leurs formes et la navigation sera possible » a conclu notre environnementaliste.

 Mohamed Cissé

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

error: Content is protected !!