Etat civil et Justice : cap sur la vulgarisation de l’arrêté conjoint fixant les mécanismes d’interopérabilité

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Dans le but de doter la république de Guinée d’un Etat civil fiable, il s’est ouvert à Conakry ce jeudi 23  septembre, un atelier de vulgarisation de l’arrêté conjoint fixant les mécanismes d’interopérabilité entre les systèmes d’état-civil et la justice signé le 03 septembre 2021. Une initiative du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, à travers la direction nationale de l’État Civil, en partenariat avec l’Unicef, l’Union européenne, Enabel et la Banque mondiale. 

Cet atelier de 48 heures a pour objectif  de permettre aux acteurs de l’Etat civil et aux acteurs de la Justice de travailler de façon coordonnée pour clarifier les rôles et les responsabilités des uns et des autres pour la fiabilité des documents dans le pays.  « Cet atelier représente pour l’UNICEF un 2ème grand pas dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de modernisation de l’état civil que nous  avons appuyée avec le financement de l’Union européenne, parce que c’est encore l’opportunité de rapprocher davantage les services des populations notamment des enfants », a confié le représentant de l’UNICEF, Aliou Maiga.

Pour sa part, le représentant du ministère de la Justice, Hassane, a rappelé ceci: « la mise en œuvre de cet arrêté va permettre de doter chaque citoyen de notre pays d’acte d’état civil fiable au grand bénéfice du développement de notre pays. »

« Le présent atelier constitue un point de départ, une étape qui vient répondre aux problématiques identifiées dans les relations entre les acteurs de la Justice et de l’Etat civil qui sont entre autres : la cotation et le paraphe des registres; la prolifération des jugements supplétifs à la place des actes de naissance; le contrôle et le suivi du travail des officiers de l’état civil par les procureurs de la république et l’insuffisance de formation des magistrats et greffiers sur les sujets liés à l’état civil », a indiqué le chef de cabinet du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Sekou Amadou Cissé. 

La mobilisation de tous les acteurs tant au niveau central qu’au niveau local autour des enjeux de l’interopérabilité justice et état civil, a-t-il précisé, « constitue un facteur déterminant permettant la mise en place d’un système conforme aux dispositions réglementaires en vigueur. Il s’agit désormais de ne pas perdre de temps, il faudra maintenant concrétiser les engagements auxquels les parties ont souscrit. »

Elisa Camara 

+224654957322

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