Violences à Macenta : la jeunesse manigna invite la justice à accélérer les enquêtes

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Suite aux évènements douloureux survenus à Macenta du 26 au 27 décembre 2020 qui ont opposé les communautés Tomas et Manigna et fait plusieurs morts et blessés, la jeunesse Manigna, a, au cours d’une conférence de presse animée ce lundi 1er février à Conakry, invité les autorités judicaires à accélérer les enquêtes afin de traquer, juger et punir tous les commanditaires de ces agitations à la hauteur de leur forfaiture.

« Suite aux événements malheureux survenus à Macenta les samedi 26 et dimanche 27 décembre 2020, nous jeunes Manigna ressortissants de la préfecture de Macenta présentons nos sincères condoléances aux familles éplorées, souhaitons prompt rétablissement aux blessés et condamnons fermement ces actes de violence ainsi que les agitations de certains individus qui en ont suivi », a déclaré le porte- parole de la jeunesse manigna, Mory Oulén Camara de Bongomadou. D’après cette jeunesse manigna qui a rappelé l’historique de Macenta, cette affaire de paternité de la localité qui oppose aujourd’hui les Tomas et Manigna, est simple à résoudre.

« Ce problème est très simple à résoudre. Car tous ceux qui s’agitent dans les stériles revendications de paternité de Macenta-centre connaissent leurs villages respectifs. Seule la famille Kourouma, héritière du fondateur Soni Tènèn Bakary, autre village que Macenta centre. Pourquoi couvrir chez-soi et s’acharner contre le village d’autrui ? Plus jamais ça à Macenta, la terre donnée par les Camara de Bongomadou à leurs neveux Kourouma. Nos voisins tomas du village de Bokoni qui connaissent parfaitement l’histoire de la fondation de Macenta et qui respectent toutes les closes ancestrales peuvent témoigner », a-t-il expliqué.

Et d’ajouter : « Nous les invitons de passage à enseigner l’histoire aux jeunes de la Diaspora toma qui, par manque d’information s’agitent dans un débat qui ne concerne ni leurs villages, ni leurs personnes, encore moins leurs biens. C’est nous les Manigna qui avons nos concessions, nos familles, nos investissements à Macenta-ville, nos champs, nos jachères et nos

plantations à toutes les sorties. Lorsqu’il y a conflits, ce sont nos biens qui sont calcinés. C’est nous qui enregistrons des pertes en vies humaines et en nature par des mercenaires venus des villages Tomas et des pays limitrophes » .

Pour plus jamais ça, « nous demandons très humblement à la justice guinéenne d’accélérer les enquêtes afin de traquer, juger et punir tous les commanditaires de ces agitations à la hauteur de leur forfaiture », conseille-t-il.

« Nous ne saurons terminer cette allocution sans attirer l’attention des forces de défense et de sécurité au renforcement de la vigilance à nos frontières en attendant que la justice ne se prononce

Sur le dossier. Nous insistons sur l’expression vigilance aux frontières pour éviter toute surprise nouvelle et croyons au professionnalisme des agents guinéens », a-t-il conclu.

Elisa Camara

¨+224 654 95 73 22

1 Commentaire
  1. Ibrahima 3 semaines il y a
    Repondre

    Vous êtes vraiment rigolo

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