Faranah : le collectif des opérateurs de saisie réclament leurs primes de travail

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Le jeudi 26 décembre dernier, les opérateurs de saisie de la préfecture de Faranah ont pris d’assaut la devanture du commissariat central de Faranah aux environs de 11 heures. Ce collectif des opérateurs de saisie a porté plainte contre le coordinateur du fichier électoral au compte du processus d’enrôlement qui vient de finir le 16 décembre dernier qu’ils accusent d’être responsable de la mauvaise gestion de leurs argents.

Sègnai Keita, l’un des porte-parole du collectif des opérateurs de saisie de la préfecture de Faranah nous a évoqué le motif de leur présence au commissariat central de la police de Faranah en ces termes :

« Nous sommes venus devant la police puisque nous avons porté plainte contre le coordinateur qui était venu gérer la situation à Faranah. Il s’est mal comporté dans la gestion de notre frais de carburant. Quand nous avons porté plainte, Les autorités nous ont dit que c’est une procédure à suivre et la commissaire dit qu’elle respecte l’engagement des jeunes, qu’elle ne peut pas trancher très rapidement avant que l’information ne soit divergente. Elle nous a dit d’attendre, maintenant on a attendu jusqu’à présent ça fait plus d’une semaine. ce matin nous nous sommes réunis pour venir voir nous sommes à quel niveau, puisque nous avons porté plainte contre ces personnes ils sont venus se présenter à la police mais si toutes fois que nous apprenons dans la ville que d’autres citoyens comme nous sont venus prendre ces personnes dans les mains de la police pour dire qu’ils ont un travail technique à faire. Donc ils l’ont fait en tant que citoyen mais cela n’empêche que nous ayons notre droit et notre droit c’est de percevoir notre argent (pris du carburant) qui ont été payés sur toute l’étendue du territoire dont Faranah ne fait pas l’exception, nous sommes là d’autres parle du président de la CEPI alors que pour nous ils n’est pas responsable de ce problème à moins qu’il se responsabilise mais comme c’est lui qui est venu prendre ces coordinateur il à fait une mise à disposition à la police, ils ont été mises à sa disposition maintenant au cas où ces responsables ne reviennent pas à la police il s’est exposé à la situation. Vous voyez les jeunes qui sont réunis, tout ce qui tend vers la situation d’argent il faut les gérer de façon honnête dans le cas contraire c’est une équipe de 102 personnes. Nous n’avons pas suivi de même éducation ni les mêmes études donc chacun va agir comme il veut et nous ne souhaitons pas qu’il ait de violence au tour de ça et si nous n’avons pas notre argent forcément les gens vont se lever. Nous n’avons plus à faire ni avec la CEPI ni les coordinateurs, je dirai à la police de faire tout pour que nous ayons notre argent sans quoi nous qui sommes désignés par les collègues comme les responsables pour mener des démarches finalement nous n’aurons plus la maîtrise de l’équipe de se comporter comme nous voulons donc c’est de faire tout pour nous satisfaire… »

Pour sa part, l’opérateur de saisie Mohamed Saran Kourouma a, au compte Hermes recensement laissé entendre : « Nous sommes à la police ce matin pour réclamer notre argent par rapport au travail qu’on a fait, c’est non seulement le prix du carburant que nous devrions avoir, nous n’avons pas reçu toutes la Somme, on n’était chanceux avoir 3 litres par jour mais on a reçu qu’un litre d’autre même n’ont pas reçu encore les 1 litre là, en plus par rapport au paiement la première tranche ils ont envoyé 1 200 000fg pour chacun comme départ c’est à dire les frais de transport et le manger, cette première tranche (1 200 000fg) d’autres n’ont pas reçu comme moi par exemple j’ai pas reçu la première tranche, et ils ont envoyé 700 000fg comme deuxième tranche d’autres aussi n’ont pas reçu cette deuxième tranche moi je l’ai reçu, maintenant ils ont envoyé encore 700 000fg comme troisième tranche y’a les qui n’ont pas reçu comme moi par exemple je l’ai pas reçu ça encore donc nous sommes là pour réclamer le reste de nos paiements, nous avons porté plainte mais le processus est très lent, que on n’aura accès à notre argent mais pas au moment que nous nous voulons », a-t-il expliqué.

Joint au téléphone, Aboubacar Oularé, le coordinateur du fichier électoral, principal concerné a martelé. « Ils n’ont pas été payés, oui Hermès n’a pas payé, il y en a qui n’ont pas eu la deuxième tranche, d’autres la troisième tranche. Donc, on a remonté le cas, on va régler tous ceux qui ont le problème de tranche là, ceux là qui ont reçu le troisième tranches ça veut dire qu’ils n’ont pas reçu le deuxième ou premier tranche maintenant ceux-là qui ont reçu les trois tranches durant le processus ceux-ci là sont à l’attente d’abord parcequ’ils doivent enlever les anomalies là avant qu’on ne met fin. Pas seulement que Faranah, seulement Faranah c’est une zone spéciale de toute la république de Guinée, là-bas tout le monde est intelligent et dirigeant tout le monde connaissent tous, voilà pourquoi il empêche tout le monde de continuer le processus moi directement ils m’ont rappelé de venir, à Faranah ils m’ont touché moralement donc ils n’ont qu’à se patienter on n’est entrain de se battre, c’est moi qui les a recruté. Je ne peux pas garantir le virement moi je suis un agent de la société chacun à son domaine moi c’est la coordination du fichier électoral celui ou celle qui est destiné à ce virement est là et c’est lui seul qui connait le programme et lui aussi on doit lui donner quelques chose pour pouvoir désintéresser les gens. Faranah est exceptionnel, maintenant demander la société Hermès ils vont vous dire qui est le coordinateurs à Faranah parce que moi je comprends plus Faranah… »

A présent, des enquêtes sont en cours pour situer les responsabilités.

Nous y reviendrons.

Lanciné Keita, depuis Faranah

 

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