Faranah : le fleuve Niger fait couler des larmes

Print Friendly, PDF & Email

En moins d’un mois, le fleuve Niger arrache deux personnes à l’affection de leurs parents dans la commune urbaine de Faranah. Après le décès par noyade d’un élève âgé de 11 ans, à l’école primaire Amilcar Cabral, le 16 février dernier, par noyade, c’est un élève du groupe scolaire Bafossa qui vient de décéder par suite de noyade dans le même fleuve.

La victime Mohamed Touré, âgée de 19 ans faisait la terminale sciences Sociales au groupe scolaire privé BAFOSSA. Le drame s’est produit vendredi, 6 mars 2020, au fleuve Niger du côté du quartier mosquée vers 19 heures.

Son jeune frère, Sayon Touré revient sur les circonstances du drame. « Hier, on était à l’école. Après l’école, je suis parti chez un grand. Eux, ils sont restés à l’école avec ses amis. Pendant ce temps, nous, nous sommes allés au marigot pour jouer au ballon et il était venu nous trouver là-bas avec ses amis. Nous avons joué ensemble jusqu’à 18 h 50. Lui-même a pris le micro et appeler tous ses amis pour partir se laver. Il a pris la main de son ami mais ce dernier ne voulait pas se laver. Il a couru pour allez se plonger dans l’eau. Je me demande maintenant si c’est son cou qui était cassé ou quoi. C’est là-bas, il est resté jusqu’à ce que deux enfants lui ont vu à la surface de l’eau », a-t-il expliqué.

Touré chinois, est le père de la victime. « C’est triste ce qui est arrivé. Mohamed Toure est mon premier fils, il fait la terminale sciences Sociales au groupe scolaire BAFOSSA. On se remet à Dieu, Merci à tous ceux qui sont venus malgré les occupations. Ça diminuer mes peines en réfléchissant, en voyant tout ce monde, il faut être croyant et on s’en remet à Dieu », a-t-il dit les larmes au yeux.

Du côté de son école, c’est un véritable choc qui a plané sur les élèves et encadreurs dès l’annonce de cette triste nouvelle. Dans la famille mortuaire, Bandjou Samouraï de la fondation du Groupe scolaire BAFOSSA a souligné.

« Cet élève du nom de Mohamed Toure, était à l’école jusqu’à 18 heures parce que après les cours normaux, c’est la révision qui continue surtout les classes d’examens. Vraiment, il était élève très  courageux et assidu. Pour preuve, lors du test d’accueil pour la terminale sciences Sociales, il a été premier. Donc, quand il est rentré à la maison, on nous a informés qu’il était parti au fleuve pour se laver et que c’est là-bas il à rendu l’âme par suite  de noyade. Donc, sincèrement, la fondation, la direction générale, les enseignants et les élèves sont tous attristés parce que c’est un de nous qui est parti. »

Après le diagnostic à l’hôpital régional de Faranah, le corps a été remis à la famille pour son enterrement.

Lanciné Keita, depuis Faranah 

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.