Faranah : les responsables d’établissement s’expriment sur l’ouverture des classes

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Faranah, à l’instar des autres préfectures du pays a connu l’ouverture des classes ce mardi 1er décembre 2020 pour le compte de l’année scolaire 2020-2021. Si les professeurs ont massivement répondu présents, les élèves eux ont brillé par leur absence dans les différents établissements scolaires de la ville.

Du groupe scolaire Bafossa jusqu’au lycée GAN (Gamal Abdel Nasser ndlr) en passant par le collège II, collège Niger, lycée Dandaya, école primaire Salé Laye Samoura….ce sont les apprenants qui n’étaient pas au rendez-vous.  


Kandas Camara, Proviseur du lycée Régional d’Application Gamal Abdel Nasser de Faranah : « Le lycée GAN compte 17 groupes pédagogiques, 1793 élèves, 46 enseignants en situation de classe dont 3 femmes, et 10 encadreurs. Nous avons effectué l’emploi du temps général et individuel, tous les 46 enseignants sont en possession de leurs emplois du temps, les tables-bancs qui étaient gâtés sont réparés. Les nouveaux élèves sont déjà installés. Les 17 professeurs programmés ce matin ont répondu présents et même ceux qui n’étaient pas programmés comme c’est le jour solennel de la rentrée, tous nos professeurs sont venus. Quant aux élèves, nous avons 493 présents dont 173 filles. Mais nous avons besoin des professeurs parce qu’après la constitution des groupes pédagogiques, il est ressorti que cette année il faut des professeurs en mathématiques, en physique, en chimie, en anglais et en histoire. Y’a eu trois professeurs mutés. Donc c’est nécessaire voir indispensable d’avoir des professeurs remplaçants de ces enseignants mutés. Nous sollicitons aussi auprès des parents d’élèves de libérer les enfants à rejoindre l’école. Les cours ont démarré déjà, donc ayez le courage de dire à vos enfants surtout les grands enfants de venir à l’école et en tenue réglementaire parce que si les parents n’osent pas dire à leurs enfants de porter correctement la tenue, la coiffure, on laisse tout au niveau des éducateurs, quelque part y a la démission parentale. Il faudrait que les parents d’élèves s’impliquent pour corriger cette situation-là. 
Sur les mesures sécuritaires, nous avons des bavettes, les kits sanitaires, avant d’entrer en classe on lave les mains. Ensuite, nous avons des difficultés liées à la clôture, un grand établissement comme ça sans clôture, ça rend la gestion des enfants très difficile. Donc on souhaiterait que les autorités, les ONGs et les personnes de bonne volonté viennent en aide pour clôturer le lycée GAN de Faranah. On a besoin de plus de 300 tables-bancs. En termes d’infrastructures, l’État doit construire chez nous, quand vous prenez par salle, 180 ; 200 par salle, ça prouve qu’il y a manque. On a besoin de nouvelles salles de classe, on souhaiterait auprès des autorités et des personnes de bonne volonté que cette école soit une école d’excellence. Notre école est dans un état très délabré. Regardez l’image de la direction, pendant l’hivernage on ne peut pas travailler à l’intérieur de nos bureaux, les enfants n’arrivent pas à étudier dans les salles de classe. »
 

Gnamalan Diawara, directeur des études du collège II de Faranah : « Toutes les dispositions sont déjà prises, les documents administratifs sont à jour. Les professeurs ont répondu présents mais pas eu beaucoup d’élèves. Quand même chaque promotion a eu quelque vingtaine d’élèves. À peu près 42% des élèves sont présents. Les parents d’élèves n’ont qu’à laisser les enfants pour venir étudier. La situation d’aujourd’hui, la 10ème année nous avons eu 15/318 élèves ; 9ème année, 32/301 élèves ; 8ème année 16/225 présents. ; 7ème année ; 24/366 élèves présents. Il faudrait que les parents s’impliquent, regardez les 12 enseignants programmés sont tous présents. L’année scolaire se prépare à l’ouverture donc les élèves n’ont qu’à venir car les enseignants sont motivés. » 

Fatoumata Bangoura, élève de la Terminale Sciences expérimentales au lycée GAN : « Je suis très contente de reprendre le chemin de l’école, j’ai revu mes amis en tenue correcte, les professeurs sont venus prêts à donner les cours. Je conseille vraiment les amis qui ne sont pas venus de venir à l’école, on a commencé. Ce matin on était avec le professeur de Mathématiques, le Bac nous attend donc il faut commencer tôt à travailler. »

Lancinè Keita, correspondant à Faranah

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