Faranah : l’inspecteur régional de l’éducation s’exprime sur les cours à distance

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Suite à la décision du département de l’éducation relative à l’enseignement à distance, les inspecteurs régionaux de l’éducation veillent strictement sur l’évolution de ce programme afin d’apporter leur appréciation et des suggestions. C’est dans cette optique que le correspondant de Mediaguinee à Faranah a rencontré l’inspecteur régional de l’éducation sur ce sujet.

A la question de savoir l’appréciation qu’il fait de cette initiative, Monsieur Fodéba Kanté dira : « Le constat que nous faisons est que les cours qui passent sur les radios sont très bien suivis pour les zones couvertes. Mais les cours qui passent à la télévision, ces cours-là passent à 16 heures et nous savons que dans nos préfectures : Dabola, Dinguiraye, Faranah et Kissidougou à 16 heures il n’y a pas d’électricité, donc les enfants ne suivent pas les cours qui passent à 16 heures. Il y a par endroits des enfants de la terminale qui se connectent pour suivre ces cours à travers leurs téléphones. Mais ceux qui n’ont pas de moyen pour avoir ce téléphone ne peuvent pas suivre ces cours. La dernière fois, j’ai demandé au département si la RTG pouvait différer ces cours là au lieu que ça soit 16 heures que ces cours-là passent à 19 heures, ainsi, beaucoup pourront suivre les cours. Les cours de la 6e année qui passent les matins, les radios rurales, les radios communautaires et privées vraiment donnent satisfaction. Nos enfants suivent ça très bien. Mais il y a dans notre région, les zones qui ne sont pas couvertes. C’est le cas de Bankö, aucune radio de Faranah, de Dabola ou de Bissikrima n’est captée dans ces endroits. Dans la sous-préfecture de Kindoï aussi il n’y a qu’un seul village où on capte la radio. L’initiative est bonne mais il y’a des points noirs à corriger. »
Poursuivant son intervention, l’inspecteur régional de l’éducation de Faranah a lancé un appel : « Nous demandons aux parents élèves d’aider les enfants à préparer l’avenir. Ce sont ces enfants qui sont l’avenir de ce pays. Aidons ces enfants pour qu’ils nous aident à développer ce pays. Aux autorités éducatives, je leur demande de différer les heures d’émission au lieu de 16 heures que ça passe à 19 heures. »
Malgré des dispositions prises par l’autorité éducative, beaucoup de candidats aux différents examens n’arrivent pas à suivre normalement ces cours faute de moyens mais aussi le manque d’électricité pendant la journée et même certaines nuits à Faranah.

Lancinè Keita, correspondant à Faranah

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