Fassou Goumou libéré : ‘’le procureur général a donné un visage humain à l’appareil judiciaire’’ (Me Béa)

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Arrêté depuis le 22 mars dernier, jour du double scrutin législatif et référendaire, Fassou Goumou qui a séjourné à la prison civile de N’Zérékoré avant d’être transporté à Kankan, a bénéficié jeudi, 11 juin dernier de la Cour d’appel de Kankan d’une liberté provisoire pour des raisons de santé.

L’information a été confirmée par l’avocat maître Salifou Béavogui que nous avons joint vendredi au téléphone.

« D’abord il faut reconnaître l’effort fourni par tous les avocats du FNDC. On a commencé d’abord à la base, on avait adressé une demande à N’Zérékoré. Mais le tribunal de N’Zérékoré a répondu négativement et on a fait appel donc à Kankan. Une audience a eu lieu hier bon vu la distance et l’urgence sanitaire, on n’a pas pu faire le déplacement mais on a pu quand même se faire substituer à Kankan par un confrère de la place qui a suivi l’audience pour nous. Et la Cour d’appel de Kankan notamment la chambre de l’introduction a infirmé l’ordonnance partiellement tout en statuant à nouveau. Il a été ordonné la remise en liberté de monsieur Fassou Goumou pour raison de santé. Donc ce qui est déjà une bonne chose parce qu’entre la peste et le choléra, il faut choisir le moindre. De fait qu’il soit déjà en liberté ça nous donne l’espoir et ça nous encourage de continuer la bataille. Il faut remercier surtout monsieur le procureur général qui a donné à l’appareil judiciaire un visage humain. Parce que la justice reste la justice », a confié Maître Salifou Béavogui.

Déjà à N’Zérékoré, cette liberté provisoire de Fassou Goumou, opposant à un troisième mandat en faveur d’Alpha Condé est bien accueillie par ses partisans qui ont suivi la fin de ce feuilleton judiciaire.

Il faut par ailleurs noter que plus de 43 personnes dont Cécé Loua ont été arrêtées lors des élections du 22 mars qui a fait plus de 30 morts dans la région et causé d’énormes dégâts matériels.

Il leur est reproché entre autres d’être commanditaires et complices de ces violences.

Des accusations qui avaient été balayées du revers de la main par le Front national pour la défense de la constitution (FNDC).

Amara Souza Soumaoro, correspondant à N’Zérékoré

 

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