Faya évoque le cas des détenus non jugés : ‘’il y en a à qui l’on a dit que leurs dossiers sont perdus’’

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Le Bloc Liberal (BL) a tenu son assemblée générale hebdomadaire le samedi 09 janvier 2021 à son siège national à Lambanyi. Une rencontre au cours de laquelle son président, Dr Faya Lansana Millimouno, s’est penché sur les conditions de détention des militants et responsables politiques qui croupissent en prison sans être jugés, depuis des semaines pour certains ou des mois pour d’autres.

« N’oublions pas ceux de nos compatriotes qui sont en prison…Nous ne pouvons pas savoir la signification de la liberté, quand on n’est pas une fois privé de notre liberté. Je suis passé par la maison centrale. Je lis souvent la Bible, mais c’était la première fois de lire la Bible pendant 5 heures d’affilée. Il faut qu’on prie très fort, qu’on bataille très fort, pour que tous nos compatriotes qui sont dans les prisons, pas seulement ici à Conakry mais aussi à l’intérieur du pays, aient leur liberté. », dit-il. Et d’ajouter : « Vous le savez, parmi ceux qui ont été arrêtés et déportés à Kankan, il y avait nos militants, il y avait nos responsables. Il y en a encore qui ne sont pas sortis de prison. Nous ne devons pas les oublier. Nous devons continuer de nous battre. Le fait de rendre visite à nos amis signifie que nous ne les oublions pas. Si moi je leur rends visite, les gens parlent de moi parce que c’est Faya qui rend visite. Mais il faut que vous aussi vous leur rendiez visite. Vous devez d’abord chercher à savoir ce qu’il faut pour accéder à un camarade, à un frère, à un parent qui se trouve à la maison centrale. »

Pour Dr Faya Millimouno, le droit d’être jugé est un droit pour lequel chacun de nous doit se battre afin qu’il soit garanti dans notre pays. « A la maison centrale, nous avons beaucoup de nos compatriotes qui sont là depuis 2 ans pour certains, 3 ans pour d’autres.  Il y en a même à qui l’on a dit que leurs dossiers sont perdus, mais qui sont quand même en prison. S’il y a quelqu’un qui a été arrêté parce qu’il y a eu un crime, alors jugez-le. Mais lorsque vous détenez quelqu’un pendant 5 ans, sans lui donner la preuve de sa culpabilité, vous violez ses droits. », a vivement recommandé Dr Faya Millimouno, président du BL.

Mamadou Yaya Barry

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