Fermeture du siège et QG de l’UFDG : ”le juge de référé a rejeté la demande de réouverture…”

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Fermés et quadrillés par les forces de défense et de sécurité depuis le 20 Octobre 2020, le siège et les bureaux de l’’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) ne rouvriront pas de sitôt. Ce Mercredi 3 février 2021, le juge de référé du Tribunal de Première Instance de Dixinn a rendu le délibéré et a rejeté, la demande libération du siège de l’UFDG situé à Commandanya et de son (QG) quartier général situé à la Minière, pour des raisons dit-il, de “questions de sécurité et incompétence du juge”

Après un bref entretien à huis clos avec le juge et qui a duré une vingtaine de minutes, Me Salifou Béavogui, l’un des avocats de l’UFDG, constitué dans cette affaire est revenu sur cette décision : « le juge de référé a constaté que la contestation relative à l’ouverture du siège et bureaux de l’UFDG est contestable et la cause du litige est sérieuse et a rejeté conséquemment notre demande de réouverture du siège et bureaux du parti”.

“Cette décision est mauvaise, elle n’est pas conforme à la loi, mais elle ne nous surprend guère, lorsque que nous savons la nature des dossiers que nous conduisons sont des dossiers qui ont des ramifications inexplicables(…) cette fermeture est une décision illégale et abusive qui ne reposait sur aucune base légale. Mais comme la loi règle tout dans notre pays, la bonne loi qui est bien appliquée, on avait pas d’autres choix que de saisir le juge de référé, qui est le juge des situations d’urgence, des dossiers qui requièrent sérénité, est c’est ce que nous avons fait sur le fondement de l’article 850. Donc nous l’avons saisi et nous l’avons fait constater que la charte des partis politiques a été violée”, a indiqué cet avocat qui était d’ailleurs seul au tribunal, ce jour.

Pour finir, Me Béavogui de déplorer: “aujourd’hui, tous les autres partis politiques tiennent leurs assemblées hebdomadaires et fonctionnent librement, il n’y a pas de raison que c’est seulement l’UFDG et son siège qui peuvent être fermés, une fermeture qui se fait seulement par la présence des forces de l’ordre et de sécurité. Cette décision sera toute suite frappée d’appel, nous c’est le droit qui nous intéresse, rien que le droit, l’édification d’un Etat de droit, aujourd’hui c’est l’UFDG, demain ça peut-être un autre parti”

Mamadou Yaya Barry

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