Festival de théâtre de Dubréka: les droits d’auteur au cœur d’une conférence

Les activités de la première édition du festival de théâtre de Dubréka se poursuivent à l’institut supérieur des arts de Guinée (ISAG). Ce samedi 22 décembre, une conférence a été animée sur les droits d’auteur.

Au cours de son intervention, le conférencier, Me Thierno Souleymane Barry a rappelé les différents types de droits d’auteur tout en expliquant leur fonctionnement.

Pour Me Thierno Souleymane, il est plus qu’opportun de parler de droits d’auteur dans un festival de théâtre.

« Quand on parle de créations artistiques, il faut également évoquer et vulgariser les droits d’auteur et les droits voisins. La protection de l’œuvre étant un défi qui se pose à nos pays c’est-à-dire l’enjeu de l’internet, le pillage et la falsification des œuvres. Donc c’est plus qu’opportun dans un festival de théâtre ou dans tout autre festival où on parle des œuvres de l’esprit, qu’on puisse parler de la protection de l’œuvre parce que protéger les œuvres, c’est aussi protéger le créateur. Sans protection de l’œuvre, l’auteur ne peut pas vivre de son œuvre parce que le pillage et la contrefaçon contribuent à l’appauvrissement de la création artistique et littéraire », a-t-il dit, tout en rappelant les différents types de droits d’auteur.

« Les droits d’auteurs renferment deux types de droits, il y a le droit moral, qui est un droit constant, substantiel, qui appartient à l’auteur, qu’il ne peut pas céder, qui est donc imperceptible. Le second type de droit, ce sont les droits patrimoniaux, ce sont ces droits-là qui sont saisissables. Ces droits permettent à l’auteur d’avoir une exploitation économique de son œuvre. C’est là qu’on parle du paiement de droit d’auteur à quelqu’un qui a une œuvre musicale, artistique ou autres. C’est à ce niveau-là qu’on parle de droits patrimoniaux qui appartient à l’auteur ou ses ayant droits. Une autre catégorie de droits voisins, ce sont les droits réservés aux personnes qui participent à la diffusion de l’œuvre sans en être l’auteur. Ça peut être l’interprète, le producteur, etc. », a expliqué Me Barry.

Par ailleurs le conférencier a signalé que le climat juridique guinéen est pauvre sur les droits d’auteur. Pour lui, seules quelques conventions internationales sont applicables en la matière.

Thierno Sadou Diallo, envoyé spécial à Dubréka

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