Fête de Ramadan : les salons de coiffure en crise de clientèle

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Si d’habitude les salons de coiffure dame drainaient de la foule à quelques jours seulement des différentes fêtes, tel n’est pas le cas, ce samedi 23 mai 2020, veille de la fête de Ramadan qui coïncide avec la propagation du coronavirus dans le pays.

Le constat fait ce samedi à 10 heures passées de quelques minutes dans certains salons de coiffure à Kipé et Kaporo, dans la commune de Ratoma, a révélé que de nombreux salons n’avaient pas ouvert leurs portes. Et les quelques rares qui ont daigné ouvrir ne recevaient pas de clientes ou elles venaient au compte-gouttes.

Arrivée au salon Berthe situé sur la transversale Kipé-Bambéto, considéré d’ailleurs comme l’un des plus grands salons du quartier, il était fermé. A côté, nous avons remarqué la présence d’une cliente qui patientait. Interrogé, sur la fermeture du salon, un voisin nous a confié ceci : « Elles n’ouvrent plus comme avant. C’est quand tu veux te tresser que tu les appelles au téléphone, et la maitresse envoie une de ses apprenties pour te coiffer. »

Au salon Agnès, certaines clientes y étaient : « Nous n’avons pas de clientes depuis l’apparition de Coronavirus. Mais aujourd’hui, certaines de nos clientes sont venues se coiffer pour la fête. Mais nous avons peur d’une descente de la police sur les lieux parce qu’il a été dit de fermer mêmes les salons de coiffure. Nous sommes là ce n’est pas parce qu’on ne veut pas respecter ce qu’ont dit les autorités, mais c’est dans cette coiffure qu’on se nourrit aussi », a dit la maîtresse.

Par contre au salon, Saa, il n’y a pas de clientes : « Cette fête ressemble à tout sauf à une fête. D’habitude à quelques jours seulement de la fête, on passe la nuit au salon. Mais cette fois, on ne voit pas de clientes, tout le monde a peur de cette maladie Coronavirus. Je prie Dieu d’éloigner cette maladie de la Guinée », a laissé entendre Zénab Traoré.

C’est le même rythme, chez Suzanne Tounkara, une tresseuse du quartier : « Je tresse les petites filles. C’est depuis le vendredi que j’ai commencé à tresser. Mais j’ai constaté que c’est à cause de Coronavirus que beaucoup de parents n’ont pas envoyé leurs filles chez moi cette fois-ci. Avant je pouvais rester jusqu’à 00 heure ici en train de tresser, mais cette fois-ci même pour avoir 4 personnes par jour ce sont des problèmes”.

Elisa Camara

+224 654 95 73 22

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