Fodé Bangoura: « quand Lansana Conté a pris le pouvoir en 1984, il a mis 1 an pour sortir un discours qui était une charte »

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Le samedi 18 décembre, les responsables du Parti de l’Unité et du Progrès (PUP) se sont réunis au siège du parti à Conakry, pour discuter des derniers réglages du « Fidawou » marquant le 13è anniversaire de la disparition du feu le général Lansana Conté, ancien président de la République de Guinée, décédé le 22 décembre 2008. 

À sa prise de parole, le Président du Parti de l’Unité et du Progrès (PUP), ancien parti au pouvoir, Elhadj Fodé Bangoura, a précisé que ce n’est pas une fête, c’est une cérémonie de recueillement, de lecture du Saint Coran et de prière  pour le repos de l’âme du général Conté.

« Ce Général n’a jamais dit de prier pour lui mais de prier pour les Guinéens puisque je suis Guinéen. Quand vous priez pour les Guinéens, vous priez pour moi aussi. Durant ces 24 heures au Lac, on ne va pas parler de politique là-bas, parce que la politique divise les Guinéens. Tout le problème ici, c’est qu’il y a des gens qui se couchent, qui se réveillent, qui mangent, qui marchent et qui se recouchent politique. Puisque chacun a son agenda, a sa manière là-bas. Nous voulons la communion. La seule particularité, on ne va pas en politiciens, nous partons tous en citoyens guinéens, parce qu’on est citoyen avant d’être militant. », a-t-il suggéré. 
Cette Assemblée Générale a été l’occasion aussi pour le président du PUP de rappeler  les années de règne de l’ancien président de la Guinée sous la deuxième république. « Quand il [Général Lansana Conté, ndlr ] a pris le pouvoir en 1984, il a mis 1 an pour sortir un discours qui était une charte, c’est le discours du 22 décembre 1985. Et si vous reprenez ce discours, il est d’actualité et on a écrit une loi fondamentale. Si vous regardez les dispositions de cette loi, il y a deux partis », a-t-il précisé.
Pour finir, l’ancien Secrétaire Général à la Présidence sous Lansana Conté a rappelé ceci: « Lansana Conté était un sage, quelqu’un qui savait tolérer, quelqu’un qui disait je suis Guinéen, je connais les Guinéens et je sais ce qu’ils veulent. Malheureusement, il ne pouvait pas tout faire. Montrez-moi un dirigeant qui a pu solder tous les problèmes, qui a tout réglé de son vivant et qui a fini de construire son pays. Il n’y en pas. C’est progressif, c’est évolutif. Ce qu’il a pu faire, il l’a fait. Que chacun joue sa participation. En 10 ans, on ne peut finir de construire une nation. »Il faut retenir que cette commémoration, qui se tient le 22 décembre de chaque année, est à sa 13 édition.

Mamadou Yaya Barry

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