Des agents des forces de défense et de sécurité à l’école de la prévention et la prise en charge des violences basées sur le genre

« Formation des agents de la police et de la gendarmerie sur la prévention et la prise en charge des violences basées sur le genre et les normes sociales liées aux mutilations génitales féminines/excision ». C’est le thème principal d’un atelier de formation de plusieurs jours qui a ouvert ses portes ce mardi 4 juillet 2017 à Conakry.

Organisée par le département en charge de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance avec l’appui technique et financier de l’organisation des nations unies pour la population (UNFPA) et le royaume de Belgique en Guinée, cette formation vise à outiller davantage les participants afin que des dérapages soient désormais évités dans ce domaine. C’est la secrétaire générale du Ministère de l’Action Sociale, Mme Diaby Mariama Sylla, entourée de plusieurs autres invités, qui a donné le coup d’envoi des travaux dudit atelier de formation.

Selon le chef de division protection des enfants et du genre de la gendarmerie, l’adjudant Bernard Tenguiano, cette formation est venue à point nommé. « Comme vous le constater, c’est une formation qui regroupe policiers et gendarmes et c’est un projet qui est domicilié au Ministère de l’Action Sociale et qui travaille en partenariat avec les Ministères de la défense et de la sécurité. Le but de la formation est comment former les officiers de police judicaire de la police et de la gendarmerie sur la prise en charge des violences basées sur le genre. Le constat révèle aujourd’hui que les violences basées sur le genre sont devenues monnaie courante dans notre pays. C’est pourquoi les partenaires ont jugé nécessaire que la police et la gendarmerie qui constituent la porte d’entrée des victimes soient bien outillées pour qu’elles puissent bien se comporter face aux cas éventuels », dira-t-il  avant d’annoncer : « Le genre va être développé parce que les gens ont tendance à confondre le genre et le sexe et les formes de violence telles que les violences physiques ou morales, les différentes thématiques liées à ces formes seront largement élucidées par les formateurs ».

Prenant la parole pour la circonstance, la secrétaire générale du Ministère de l’Action Sociale a, après avoir remercié et félicité les participants pour leur présence, dira que ladite formation est la suite d’une série d’ateliers qui viennent d’être organisées dans les régions de Mamou et Kindia à travers leurs directions régionales.

« Comme vous le savez, la question des violences basées sur le genre est une question transversale qui est devenue une question de développement et qui préoccupe les plus hautes autorités de notre pays. L’éradication de tel phénomène qui tire son origine dans les construits sociaux suppose un combat de longue haleine nécessitant la conjugaison des efforts de l’ensemble des intervenants », confie Mme Mariama Sylla ajoutant qu’« au total, nous avons installé ces cellules dans les communes de Conakry et dans les 11 préfectures du pays bien que toutes ne sont pas encore opérationnelles. ».

Comme pour finir, elle a remercié les partenaires en ces termes : « Je voudrais donc remercier l’UNFPA et le Royaume de Belgique en Guinée pour leur appui technique et financier qui a rendu possible la tenue de ces séries d’ateliers de formation des prestataires des cellules de prise en charge des cas de violences basées sur le genre ».

Par Youssouf Keita

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