Formation : des femmes journalistes outillées sur les dispositions du protocole de Maputo…

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“Make Every Woman Count”, une organisation internationale dirigée par des femmes africaines a procédé les 2 et 3 octobre 2020 à Conakry, à la formation des femmes journalistes guinéennes issues de divers médias du pays sur le protocole de Maputo et les droits de la femme en matière de santé sexuelle et reproductive. Un échange de donner et de recevoir qui a permis à cette cible de la population d’être mieux outillée en matière de droits et santé sexuelle et reproductive de la femme afin de défendre leurs droits.

Makalé Soumah journaliste à la RTG est chargée de plaidoyer à “Make Every Woman Count” estime que les journalistes représentent la cible parfaite pour aider à la promotion du protocole de Maputo et à la défense des droits sur la santé sexuelle et reproductive.

« On a beaucoup appris d’elles. Elles ont également beaucoup appris sur les communications faîtes par les différents consultants venus du Sénégal mais également de Conakry. Nous les avons choisies parce que nous avons besoin de faire un plaidoyer pour la vulgarisation du contenu du protocole de Maputo. Donc c’est une cible parfaite et nous espérons qu’après cette formation, désormais elles tiendront compte des articles du protocole de Maputo pour que les femmes soient mieux informées sur cet outil pour qu’elles puissent mieux défendre leurs droits.

‘’Make Every Woman Count’’ est une organisation internationale dirigée par des femmes africaines, nous travaillons sur la promotion des politiques axées sur le genre, donc le plaidoyer, la formation des organisations de défense des droits des femmes et notre objectif principal est de documenter les progrès réalisés, les bonnes pratiques mais également les lacunes pour alerter les gouvernement, les inciter à améliorer leurs efforts dans le domaine de l’égalité des sexes et des droits des femmes », explique-t-elle. 

Ratifié par la Guinée depuis 2012 et adopté en 2005 par l’union africaine, le protocole de Maputo et ses dispositions restent encore méconnus de nombreuses femmes bien qu’il reste un référentiel en matière de droits de la femme. 

« On a également échangé sur les droits de la santé sexuelle et reproductive. C’étaient des thématiques qui sont d’actualité parce qu’aujourd’hui le protocole est ratifié par la Guinée depuis 2012, adopté en 2005 déjà par l’union africaine mais aujourd’hui méconnu des femmes. Non seulement il n’est pas connu mais ses dispositions ne sont pas connues et appliquées en Afrique. Donc c’était l’occasion aujourd’hui de partager avec les artistes des médias qui sont des vecteurs qui peuvent véhiculer l’information que nous voulons auprès des populations, auprès des gouvernants, auprès en tout cas de l’ensemble des cibles qui peuvent être intéressées et qui doivent s’informer par rapport aux dispositions du protocole. Donc ‘’Make Every Woman Count’’ a bien fait de choisir des journalistes, c’est une très bonne cible pour partager les dispositions, vulgariser et participer à la promotion des dispositions du protocole de Maputo mais également des droits relatifs à la santé sexuelle et reproductive >>, estime Médoune Seck formateur.

Pour Batouly Kaba Directrice nationale adjointe du genre et équité au ministère des droits et de l’autonomisation des femmes, si la CEDEF est l’instrument juridique au niveau international, le protocole de Maputo est adapté au contexte africain.

« Je suis ravie, je suis ravie à tel point que pendant ces six jours, tout ce qui a été partagé, parce que c’est un atelier de partage. Vous avez eu à partager vos connaissances et vos expériences sur le protocole de Maputo à l’endroit des organisations féminines, je veux dire les femmes, les jeunes femmes et les journalistes de ce pays. En fait c’est la cible principale sur ces questions qui doit être outillée sur le contenu du protocole de Maputo. 

Vous n’êtes pas sans savoir que le protocole de Maputo est l’instrument juridique de référence modèle africain. Si la Cédef est l’instrument juridique au niveau international, le protocole de Maputo est adapté au contexte africain. Donc venir partager le contenu de tels instruments à nos cibles qui sont des femmes qui sont en quête de leurs droits, je pense que c’est une excellente chose. Et ce dont je me réjouis, nous savons que le protocole de Maputo est peu connu dans notre pays. Et cet échange permettra surtout à l’endroit des journalistes parce que vous n’êtes pas sans savoir que vous êtes le quatrième pouvoir et donc vous êtes plus écoutées que toute autre cible. Donc ces 2 derniers jours permettront aux femmes et aux hommes de la Guinée de non seulement connaître le contenu du protocole de Maputo mais permettre à ces journalistes, à cette couche si importante de faire un plaidoyer auprès des décideurs, de sensibiliser les cibles qui sont des femmes et des hommes du contenu de ce protocole, pour permettre à la Guinée d’avoir dans les prochains mois, pourquoi pas les prochaines semaines à venir, d’élaborer un rapport ou des rapports alternatifs et parallèles parce que ce soir les organisations de la société civile et le chef du secteur étatique qui est impliqué dans l’élaboration de ce rapport pour que la Guinée soit en phase avec les autres pays qui ont déjà élaboré leurs rapports », dira-t-elle. 

À noter qu’en prélude à cette formation avec les journalistes, ‘’Make Every Woman Count’’ avait déjà effectué quatre journées de formation sur les mêmes thématiques avec d’autres cibles parmi lesquelles des organisations de la société civile.  

Maciré Camara 

+224 628 112 098

 

 

 

 

 

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