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G7 2018 : des institutions de financement du développement IFD du monde s’engagent à réunir 3 milliards de $US (Par Gilles Couture)

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Malgré la sortie avec fracas du président américain Donald Trump du communiqué final du sommet de deux jours à La Malbaie (Québec, est du Canada) et la confirmation de représailles de la part du Canada pour juillet 2018, le Sommet G7 2018 a quand même permis à Mme Marie-Claude Bibeau, ministre du développement international et de la francophonie du Canada et à M. Paul Lamontagne, directeur de FinDev Canada d’annoncer l’intention de réunir d’ici 2020 en coopération avec les représentants des institutions de financement du développement IFD des pays du G7, entre autre par l’intermédiaire de la plateforme en ligne Défi 2X du financement pour les femmes www.2xchallenge.org, trois milliards de $US afin de promouvoir et bonifier le statut des femmes sur les cinq continents.

L’objectif principal est de mobiliser des capitaux privés sous forme de prêts commercial et industriel dans une proportion de deux $US pour un $US de capital social et ou de fonds et deniers publics afin de débloquer les ressources qui contribueront à l’essor des femmes comme entrepreneures et dirigeantes d’entreprise. Pour réaliser le montage financier, les IFD des pays membres du G7, à savoir FINDEV du Canada, Groupe CDC du Royaume-Uni, OPIC des États-Unis, CDP d’Italie, PROPARCO de France, BIC et JICA du Japon, et DEG d’Allemagne, prévoient utiliser des instruments financiers novateurs qui offrent aux femmes des pays en voie de développement un accès à des occasions de leadership, des emplois de qualité, du financement et du soutien à l’entreprise dans une perspective de croissance inclusive et durable.

Des études et recherches empiriques mettent en évidence et démontrent que les femmes des pays en développement jouent un rôle clé dans la prospérité économique et la stabilité mondiale. Dans son rapport de 2015 intitulé The Power of Parity: How advancing women’s equality can add $12 trillion to global growth, le McKinsey Institute prévoyait une croissance inclusive et soutenable du PIB de 700 milliards de $US pour l’Afrique subsaharienne et de 2600 milliards de $US pour l’Amérique latine, d’ici 2025, si l’écart entre les sexes est comblé. Un an plus tard, soit en mars 2016, toujours dans une perspective de croissance inclusive et durable prévue du PIB dans le monde, pour 2025,  passerait plutôt de 12 à 28 milliards de $US, selon le Stanford Social Innovation Review, si l’écart entre les sexes était comblé.

Pour l’Ambassadeur Sylla Naby Laye, directeur NLS AB Conseil, l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes doit faire partie de l’ordre du jour des prochains G7, dont celui de Paris 2019. Car de manière globale il ne peut y avoir de croissance inclusive et durable si la moitié de la population mondiale est laissée pour compte par les pays du G7. C’est pourquoi le projet Défi 2X du financement pour les femmes doit viser à terme la participation et un leadership égaux des femmes dans tous les secteurs d’activités économiques. Comme moyens novateurs, la direction du Défi 2X du financement pour les femmes dispose de financement mixte pour soutenir des investissements et des initiatives qui offrent aux femmes des pays en voie de développement un accès à des occasions de leadership, des emplois de qualité, du financement et du soutien à l’entreprise.

Le sommet du G7 aura aussi donné des résultats, avec des milliards de dollars à la clé pour les jeunes filles des pays en développement. Dans ce domaine le Canada, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, le Japon, l’Union européenne et la Banque mondiale se sont engagés à consacrer 3,8 milliards de $US à l’éducation des filles au cours des cinq prochaines années. De ce montant, le Canada versera 400 millions sur trois ans, bien que seulement la moitié de cette somme constitue de l’argent frais. Sauf que la Banque mondiale octroiera la part du lion, soit 2 milliards de $US en cinq ans. L’Italie, la France et les États-Unis ne font pas partie de l’annonce. Les autres partenaires ont tous des investissements significatifs en éducation des jeunes filles et n’étaient pas prêts à ce moment-ci à prendre un engagement spécifique pour les filles dans les situations de crise.

Gilles Couture, Adm. A.

Journaliste indépendant et facilitateur de projet

spécialisée en innovation financière et finance digitale

 

 

 

 

 

 

 

 

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