Gaoual : près de 60 cas de viol sur mineures enregistrés depuis le début de l’année (action sociale)

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Les viols sur mineures sont de plus en plus récurrents dans la préfecture de Gaoual. Ce, malgré les efforts du gouvernement et des partenaires. En huit (08) mois, selon la directrice préfectorale de de la promotion feminine, de l’enfance et des personnes vulnérables, 60 cas de viol ont été enregistrés, dans sa juridiction. Selon elle, les cas de viol sont perpétrés pour la plus part par des orpailleurs.
Si certains auteurs de ces cas de viol sont interpellés, d’autre courent toujours en toute impunité.
« Depuis l’arrivée de l’orpaillage ici, nous souffrons. Il y a trop de cas de viol et les parents des victimes sont pauvres. Même si leur enfant est victime de viol, c’est elles-mêmes qui étouffent l’affaire. Elles restent sans dénoncer l’affaire. Par exemple, avec l’orpaillage là, les orpailleurs donnent de l’argent, les enfants n’osent pas dénoncer les auteurs, les parents aussi, comme on les donne un peu d’argent ne pensent plus aux enfants. Depuis janvier à nos jours, on a enregistré près de 60 cas de viol. Souvent, ce sont des enfants âgés de 05 ans, 12 ans, voir 13 ans. Ça ne finit pas », a souligné Mariam Mané.
A la question de savoir si les incriminés dans cette affaire sont souvent arrêtés, la directrice préfectorale de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables, sans langue de bois, affirme que les auteurs sont arrêtés des fois.
« Certains auteurs sont arrêtés. Des fois, ce sont des gens dont on ne connaît pas d’où sont-ils venus, qui sont incriminés. Après leurs forfaitures, ils disparaissent dans la nature. C’est rare qu’on retrouve les auteurs. Puisqu’aujourd’hui, on est envahi par un monde fou qu’on ne peut pas contrôler. Heureusement pour nous actuellement, certains orpailleurs sont rentrés chez eux », a précisé Mariam Mané.

Pour clore, notre interlocuteur a lancé un appel à l’endroit des autorités et des institutions pour faire face à cette situation.
« Nous leur demandons de nous aider d’avantage pour vraiment diminuer ce fléau dans notre préfecture », a conclu la directrice préfectorale de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables.

Tidiane Diallo, correspondant régional à Labé
620 44 25 83

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