Impacts environnementaux : ‘’l’environnement est dix fois plus précieux que l’or’’ (Abdourahmane Diaby, DG de la SAG)

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La gestion des impacts environnementaux des sociétés minières a été largement débattue ce jeudi 25 avril, au symposium Mines Guinée. Parmi les panelistes, il avait le Directeur général de la Société Anglogold Ashanti (SAG), Abdourahmane Diaby qui, au terme des débats, a bien voulu nous accorder cet entretien. Lisez !

Mediaguinee : Vous venez d’animer un panel qui porte sur la gestion des impacts environnementaux au niveau des lieux d’opération des sociétés minières. Quel est le message fort que vous avez véhiculé par rapport à cette problématique ?

Abdourahmane Diaby : Je voulais juste que les gens comprennent que si on dit que l’or est précieux, l’environnement est dix fois plus précieux que l’or. Parce que si vous détruisez l’environnement, vous détruisez là où vous-même, vous habitez. Vous faites parti de l’être humain et c’est pourquoi l’un de nos amis a dit que l’être humain doit être au centre de ce que nous faisons pour les impacts environnementaux. Moi, ce que je dis, le mieux qu’on puisse faire, c’est d’essayer d’éviter aujourd’hui ces impacts le maximum possible, on a des aspects qu’on connait. Il y a un exemple typique qu’est un fût d’huile. Ça, c’est un aspect mais l’impact, c’est le déversement de l’huile sur le sol, on contamine le sol. Donc, on doit tout faire pour ne pas qu’il ait l’impact là. Etudier l’aspect qu’il y a, mettre le pont de gestion pour qu’il n’ait pas d’impact et qu’il n’ait pas de déversement sur le sol. Ce sont des choses que je voulais partager avec nos collègues pour qu’on ne se dise pas surtout, on va faire compensation. On n’aura déjà détruit, le mieux, c’est de n’est pas détruire. Donc, c’est ce que je souhaite passer comme information à tous mes collègues et c’est pourquoi, j’ai dit hier que ce symposium est un lieu de donner et de recevoir. Chacun peut dire quelque chose qu’il fait chez lui et les autres prennent le meilleur là-dans et l’utilisent dans leurs sociétés.

Quelles sont concrètement les actions que vous êtes en train de mener pour limiter les impacts en terme environnemental ?

Comme on l’a dit tant tôt, on fait une étude préalable. Au cours de cette étude préalable, nous déterminons tous les aspects qu’on a, c’est-à-dire tous qui peuvent causer des impacts. Et à partir de là, on se dit, il faut prévenir et mieux vaut prévenir que guérir. J’ai donné l’exemple d’une mine, c’est inévitable qu’on creuse le sol et c’est inévitable qu’on transporte la terre pour produire de l’or. Mais au préalable, nous nous disons qu’on a du stérile et le stérile là, on peut l’utiliser pour remettre en état ce qu’on a eu à détruire au départ. Je mets toujours la destruction entre parenthèse parce que pour moi, c’est de là-bas que vient le profit de l’exploitation minière. Mais comme les gens aiment qu’on dise le mot tel qu’il est, je vous dis que ces études sont faites. On les prévoit dans notre plan environnemental de fermeture de la société et tout ce qui se fait paradoxalement est pris en compte. Et il y a une chose qui est aussi importante, c’est qu’il ne faut plus attendre que la société ferme pour dire que vous aller commencer les travaux de réhabilitation, de compensation ou de plan gestion environnemental. Il faut le faire le jour au jour et graduellement. Vous prenez une tonne ici, vous déverser une tonne là-bas, il faut mettre une machine pour commencer à enlever cette tonne, transporter le couvert végétal là-bas et commencer à planter. Vous avancer au fur-à-mesure et en fin de compte, le jour de la fermeture trouvera que vous n’avez même pas semaines à faire sur le terrain parce que vous aurez tout fait au cours de l’exploitation. C’est ce qu’on appelle réhabilitation continue chez nous. Tu ne peux pas attendre la fin de la société pour commencer à faire de la réhabilitation.

Est-ce que vous faites sur le plan social ?

Sur le plan social, aujourd’hui, la SAG emploie plus de 1800 personnes et parmi ces 1800 personnes, je veux vous rassurer que les 2/3 viennent des populations environnantes. Je veux dire Siguiri et Bouré. Deuxièmenent, il y a toutes les infrastructures qu’on fait en notre propre coût au niveau de ces communautés là.

Propos recueillis par Youssouf Keita

+224 666 48 71 30    

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