Gestion des ordures à Conakry : une équation, plusieurs inconnues

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La gestion des ordures à Conakry est un véritable casse-tête pour le gouvernement guinéen qui peine à trouver une solution à ce sempiternel problème. Pour le moment, aucune équipe gouvernementale n’a pu pallier ce problème devenu endémique dans le quotidien des guinéens et ce, en dépit des moyens financiers colossaux investis, dans cette épineuse question. 

La stratégie du gouvernement à travers le ministère de l’hydraulique et de l’assainissement consistait à lutter contre l’insalubrité à travers une campagne d’assainissement. Face à l’échec et du manque de résultat de cette politique, les autorités ont changé de fusil d’épaule en adoptant une autre stratégie. Laquelle stratégie qui consiste à empêcher le fleurissement des tas d’ordures au niveau des points de regroupement…. C’est dans ce cadre que trois points de regroupement sont en train d’être aménagés de sorte à éviter l’accumulation des tas d’ordures.

Cet aménagement des points de regroupement prend du temps aux yeux des PME qui assure la pré-collecte et l’acheminement des ordures des quartiers au point de regroupement.

« L’aménagement des points de regroupement est une bonne chose que nous saluons mais le retard que ça accuse fait que nous avons des problèmes avec les ménages. Parce qu’avant, on passait deux fois dans la semaine pour prendre les ordures mais actuellement, on ne passe qu’une seule et c’est ce qui fait que nos clients ne sont pas satisfaits. L’autre problème, c’est que quand on fait une semaine sans venir prendre les ordures, on trouve que le client a beaucoup de sacs remplis et nos engins ne sont pas des camions, ce sont des tricycles », nous a fait comprendre Bangaly Camara, propriétaire d’une PME de ramassage d’ordures à Yattaya.

L’incivisme des citoyens 

En Guinée, l’effort des gouvernants pour une gestion efficiente des ordures se heurte à l’incivisme de certains citoyens. C’est le cas des riverains qui refusent de s’abonner aux entreprises de ramassage d’ordures et qui se donnent le malin plaisir de les jeter dans les caniveaux ou le long de la route, ce qui de facto crée des inondations en saison pluvieuse. L’Etat est obligé de débourser chaque année pour curer les caniveaux.

Selon un des gestionnaires du dépotoir de Yattaya, après l’aménagement des points de regroupement, un grand pas sera franchi.

« Beaucoup pensent actuellement que l’État ne fait rien pour faire face au problème d’ordures, mais ce qui est en train d’être fait, est un travail de fond, donc le résultat n’est pas immédiat. Lorsque les points de regroupement seront finis d’être aménagés, un grand pas sera franchi et les populations qui sont soucieuses de la propreté de leurs ménages et de leur environnement seront satisfaits », a-t-il expliqué.

Thierno Sadou Diallo 

+224 652 76 75 74

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