Grand marché de N’Zérékoré : le maire menace de redistribuer les places désertées à d’autres personnes, d’ici 24heures

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L’antenne locale de l’Alliance National pour l’alternance démocratique-ANAD à N’Zérékoré, a appelé à une journée ville morte le jeudi 05 novembre 2020. Une façon pour l’ANAD de contester les résultats provisoires de la présidentielle du 18 octobre dernier proclamés par la CENI. Aussi et surtout, mettre la pression sur la Cour constitutionnelle qui s’apprêterait à proclamer les résultats définitifs ce week-end.

Dans la ville de N’Zérékoré, principale agglomération de la guinée forestière, cet appel est partiellement suivi. Mais au niveau du grand marché, plusieurs commerçants proches de l’opposition ont décidé de fermer leurs commerces pour répondre à l’appel de l’ANAD. Une situation que ne digère pas la première autorité communale. Moriba Albert Délamou menace de leur retirer les places, magasins et autres conteneurs.

« A notre grande surprise, on a été informé que toutes les grandes tables qui longent le goudron jusqu’à la boucherie étaient vides et aussi d’autres magasins étaient fermés. Ce qui faisait ressembler la ville de N’Zérékoré à une ville fantôme. 

Donc j’ai fait appel à mes vices maires, la chambre de commerce et à la police communale pour leur dire qu’on doit se rendre au marché pour que nous voyions ce qui se passe et que nous nous rendions compte pourquoi ce désert. Parce-que nous ne voulons pas que N’Zérékoré ressemble à une ville fantôme. Qu’on fasse croire aux gens qu’il y a des prémisses d’histoire à N’Zérékoré. Le conseil communal ce qui nous préoccupe aujourd’hui et de toutes les autorités, c’est la paix. Nous nous sommes rendus sur le marché, toutes les tables qui étaient désertées de façon volontaire, j’ai donné instruction de les marquer. Et tous ceux qui étaient à côté d’eux, les informer, les propriétaires de ces tables qu’on leur donne 24 heures, si le lendemain comme aujourd’hui jusqu’à 10 heures, ces tables ne sont pas occupées, ça veut dire qu’ils ne veulent pas faire le commerce. On redistribue la place à d’autres personnes parce que la terre qui est là, appartient à l’État et c’est l’État à travers le code de collectivité qui a rétrocédé ce secteur de marché à la commune. Et donc nous avons mission de gérer et de rendre compte à la hiérarchie. Et ça a été marqué à la croix rouge pour permettre de savoir qu’ils n’étaient pas là 24 heures lorsque l’ultimatum va être à terme. Nous allons repartir au marché avec le service pour leur demander d’enlever toutes les tables qui ne sont pas occupées. Si un commerçant est malade ou veut voyager, il dit à son ami je suis indisponible je ne peux pas venir au marché, avec ces cas deux tables, quatre tables, mais voir une cinquantaine de tables, une centaine délibérément abandonnée par les propriétaires, alors là, l’État doit sévir », alerte Moriba Albert Délamou.

Et pour terminer, il a invité ces commerçants à revenir à de meilleurs sentiments, sous peine de les voir perdre leurs places.

Amara Souza Soumaoro, Correspondant à N’Zérékoré

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