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Grand soutien pour l’imam Nanfo Diaby : Tierno Monénembo promet de prier derrière lui une fois à Kankan

C’est un soutien de taille que vient d’avoir l’imam Karamo Nanfo Ismael Diaby qui a dirigé la prière en maninka le jour de laylat al-Qadr à Kankan, 2è ville de Guinée, située à près de 600 km au nord-est de Conakry.

Invité à l’assemblée de Fouty-lafidy à Matoto-une rencontre initiée par des journalistes- le célèbre écrivain guinéen Tierno Monénembo a dit dimanche tout son soutien au professeur N’ko de la grande ville marchande et religieuse de Kankan, interdit d’activités religieuses par la ligue islamique régionale.

« On peut encourager nos jeunes à lire le Coran dans les langues guinéennes pour mieux le comprendre. Si on confond le coran et nos langues, on va enrichir nos langues », dit Monénembo, « l’anti-système ». Ajoutant qu’il priera derrière cet imam une fois qu’il sera à Kankan.

Issa

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  1. CONDÉ ABOU

    16 juin 2019 at 19 h 24 min

    Non Cher Monsieur Tierno Monénembo, vous faites fausse route si je m’en tiens au contenu du papier que je viens de lire. N’attisez pas du tout le feu sur ce qui pourrait se transformer tôt ou tard en un conflit confessionnel sans précédent en Guinée.

    Le boulevard qui est en train de s’ouvrir pourrait mener droit ce pays au chaos, rien qu’à voir ce qui s’est passé petit à petit au Mali voisin, au Nord Nigeria, au Cameroun et au Burkina Faso. Nous sommes devant le danger d’une Somalisation du débat religieux en Guinée, et qui ne dit pas son nom.

    Pourquoi, décidez-vous de vous porter en faux contre l’intelligence et les orientations des plus grands Guides religieux de Labé, de Kankan, et de Conakry en ce moment précis et par rapport aux modalités d’organisation de la prière musulmane ? Que cherchez-vous dans un tel débat ? Dites-le nous.

    Si vous associez votre prestigieux nom à ce débat lié à l’interprétation contradictoire de la manière de prier, vous risquez d’en payer chèrement le prix, et vous pouvez me croire.

    Ce jeu qui pourrait se transformer en un conflit confessionnel est extrêmement dangereux pour la sécurité nationale de la Guinée.

    La stabilité du pays et sa survie risquent d’être gravement mises en danger à force de vouloir faire des calculs de remise en cause des croyances religieuses dans un pays qui vient à peine d’être honoré du premier prix de lecture du Quran après les assises mondiales tenues à Koweït City durant le mois de Ramadan.

    Qu’est-ce que voulez que l’on dise à toute la communauté musulmane qui vient d’honorer la Guinée à travers les exploits historiques de quelques jeunes Guinéens dont Adama Sanoh en tête et ses compagnons durant la compétition de Koweït City ?

    Qu’on leur dise que nous venons de trouver une nouvelle manière d’organiser la prière en Guinée et qui n’a plus rien à voir avec ce qui se passe ailleurs dans les pays musulmans ? Comment un tel discours pourrait-il passer si cela devenait la décision des plus hautes Autorités religieuses et gouvernementales de ce pays ?

    La Guinée a suffisamment de problèmes internes à résoudre en ce moment, plutôt que d’en rajouter sur l’autel des déchirements confessionnels potentiels et qui ouvriront le boulevard au chaos.

    Si le Liban a souffert de plusieurs années de chaos et de conflits internes exploités par certains de ses propres voisins, c’est en grande partie à cause des conflits confessionnels qui ne prennent généralement jamais fin.

    Si les problèmes actuels du Mali se compliquent chaque jour un peu plus, c’est en bonne partie à cause de l’impact très négatif de certains courants religieux et fondamentalistes qui se sont largement invités même dans le débat politique national dans ce pays et qui remettent maintenant en cause même la gouvernance laïque du pays.

    Au nom de quelle logique, la Guinée a-t-elle besoin de s’inviter dans un conflit qui pourrait banalement devenir un conflit confessionnel alors que la sécurité de la Sous-région est de plus en plus explosive à cause des organisations religieuses obscures, financées par des Fonds extérieurs internationaux et qui continuent d’amplifier l’implosion nationale au Mali, au Burkina Faso, au Niger, au Tchad, au Nigeria et au Cameroun ?

    Cher Tierno Monénembo, je vous remercie de bien vouloir méditer profondément sur les malheurs qui guettent la cohésion nationale en Guinée afin d’éviter de souffler sur les braises des contradictions religieuses extrêmement dangereuses qui se profilent maintenant pour la survie de la Nation.
    Fraternellement.

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