Grève des enseignants : les négociations butent sur le paiement intégral des 40%, Aboubacar Soumah ferme

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Le dialogue entre l’Etat guinéen -dirigé par le ministre d’Etat, conseiller personnel du chef de l’Etat, appuyé du ministre Taliby Sylla et du médiateur Mohamed Saïd Fofana et les syndicalistes conduits par Aboubacar Soumah a ouvert ses portes, mercredi, au palais du Peuple. Après plusieurs heures de discussions, les deux parties ont convenu de la levée de la suspension du salaire du secrétaire général du SLECG.

C’est aux environs de 19 heures que les discussions ont été renvoyées à demain jeudi à 11 heures.   Au sortir de la salle des négociations, le syndicaliste Aboubacar Soumah, inflexible sur le payement de 40% avec effet rétroactif d’indiquer : « pour ce qui concerne la levée de la suspension de salaire du S/G du SLECG, il a été saisi et notifié par le gouvernement et qui est déjà résolu et que demain matin, un acte sera présenté sur la table de négociation. En ce qui concerne le payement intégral de la valeur monétaire du point indice représentant les 40% et avec effet rétroactif, c’est sur ce point que nous ne sommes pas entendus encore. On a dit au gouvernement que ce point est non négociable. Malgré le fait qu’ils ont déballé les problèmes liés au budget, nous nous avons exigé à ce que conformément à la lettre que nous avons adressée au chef de l’Etat que ce point est non négociable.  Seul le payement de ses 40% qui nous amènerait à lever la grève. S’il n’est pas payé avec effet rétroactif, nous ne pouvons pas lever la grève. Donc, la partie gouvernementale a pris note et nous nous sommes restés sur notre position ».

Le médiateur de la République, Mohamed Saîd Fofana se dit très heureux du déroulement de cette première journée de négociation. « Il faut dire que les choses se passent très bien à notre entendement. C’est une bonne chose parce que les deux parties ont accepté de se rencontrer, ça c’est déjà un acquis. Les positions d’hier ont bougé, donc, nous espérons que les choses vont bouger demain », a ajouté l’ancien Premier ministre d’Alpha Condé.

Pour la partie gouvernementale, représentée par le ministre d’Etat, ministre conseiller personnel du chef de l’Etat, Tibou Kamara estime que cette première journée est une avancée significative. « La compréhension est en train de venir alors qu’il y avait une rupture de contact. Donc, le dialogue continue et il y a eu des avancées parce que chacun est conscient faut mettre la Guinée au-dessus de tout le monde.  Donc, les 10% ont déjà été payés à la fin de ce mois de février, les discussions tournent maintenant autour des 30%.  Aujourd’hui, nous comprenons les inquiétudes des enseignants et nous sommes sensibles de leur revendications », a-t-il souligné. Concluant être « très optimiste et confiant parce que chacun est conscient et animé d’une sortie de crise dans les meilleures conditions ».

Yaya Dramé 

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5 Commentaires
  1. Manzo 2 ans il y a
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    On croyait que cette grève sauvage avait pour objectif les 8 millions GNF comme salaire de base pour les enseignants? Éclairez ma lanterne S.V.P!
    Mais pourquoi notre guerrier intrépide “soumah” et ses acolytes nous sortent un autre scénario bidon juste pour se sauver la face. Sinon en quoi est-il de parler des points qui ont été déjà débattus et conclus comme ces 40% d’augmentation?
    Wallahi ce pays est pathétique, n’importe qui peut se lever du mauvais pied et décide de foutre le bordel dans la cité sans que cela n’écœure grand monde!

    • Mamady Cissé 2 ans il y a
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      Bonsoir,
      Vous n’etes pas enseignant et vous ne suivez pas l’évolution de ce mouvement.
      Si la Guinée pouvait avoir quelques Aboubacar Soumah, nos souffrances pourraient être minimisées. Mais en Guinée, n’importe qui comme toi peut se réveiller à 14 heures pour écrire n’importe quoi.
      Dommage pour toi.
      Ce que tu ne connais pas, c’est que tous les enseignants (ministres, directeurs nationaux, inspecteurs regionaux, DPE…), jusqu’aux enseignants en situation de classe soutiennent cette grève. Seulement les hauts placés font semblant de sauver leur poste en réagissant contre leur responsable syndicaux.
      Pourtant, l’ancien syndicaliste de France devrait le savoir, mais il pense qu’un guinéen comme Soumah n’existe pas.
      Courage.

      • Manzo 2 ans il y a
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        Du n’importe quoi!
        Tu crois en prenant lâchement les enfants en otages que vous deviendriez tous riches?
        Des gens incapables de la moindre analyse lucide et qui prétendent être enseignants, Vraiment?
        Ca me fait juste rire jaune, tellement l’avenir de ce pays est sacrifié dans la médiocrité!
        Mais bon, c’est pas de votre faute,mais plutôt celle de cette gouvernance brouillonne qui laisse n’importe quelle banalité devenir une préoccupation sociétale tant dans ses effets de nuisance qu’on a d’ailleurs expressément laissé se multiplier par des canaux occultes qui ont autre dessein que celui de l’éducation.Et le tout pour servir de prétexte à un président pour se livrer à ses litanies habituelles: on m’empêche de travailler .Comme s’il ne savait pas que celui qui voyage loin, monte bien sa monture!
        Par contre, pourquoi s’acharner contre un régime qui a malgré toutes ses tares, réussi à multiplier les salaires par plus de 2?Or, on a vu dans ce même pays une paupérisation outrancière impudique pendant plus de 20 ans et que personne n’osait lever le petit doigt?
        En outre, il faut être carrément désaxé pour croire que le salaire de base d’un instituteur débutant devrait être à 800 euros dans un pays dont le PIB se situe à 5 milliards de dollars!Ce qui prouve à suffisance que le but de ce soumah et ses acolytes, n’est point véritablement une augmentation de salaire, mais plutôt une déstabilisation savamment orchestrée par des mains invisibles.D’où leur tendance à la répétition( on veut une augmentions de 40% tout de suite comme s’il existerait une sorte d’arbre à argent dont il suffirait juste d’aller secouer,sachant que ces mêmes 40% ont été évacués par le passé,mais M. soumah aimerait montrer sa toute puissance acquise au détriment de supposés rivaux).
        Bref, continuez à déstructurer votre pays et ces salaires d’aujourd’hui que vous qualifiez avec mépris et ingratitude de misérables, vont bientôt devenir vos références en terme de bien-vivre et bien-être dans ce pays!
        Mais tout ce bordel n’est que la résultante de cet instant de malheur à partir duquel, on avait donné libre accès à des éléments médiocres dans le système éducatif du pays.D’où ces reflexes pavloviens dès qu’on entend l’argent chez ces soi-disant enseignants et le très bas niveau des apprenants.
        Pathétique sort tout de même, pour un pays!

  2. Soueymane 2 ans il y a
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    Continuer votre combat. L’argent du contribuable est gaspillé de façon honteuse alors que les enseignants sont les citoyens qui travaillent plus et souffrent d’une pauvreté incroyable. Lutter pour vos droits.

  3. Denise 2 ans il y a
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    Mon frère Manzo je suis d’accord 100% avec votre analyse. Ces enseignants sans niveau et sans scrupule avides d’argents et qui s’en fichent royalement de l’intérêt de nos enfants peuvent se permettre de telles idioties qu’avec Alpha. Même Dallein n’aurait pas cédé à un tel chantage mais hélas, Alpha ne pense qu’à sa tête. Sinon les parents d’élèves devraient ils aussi grever et demander l’exclusion de tous ces enseignants rebelles dans l’intérêt de nos enfants. Si un enseignant a un faible niveau, quel en serait celui à qui il transfère son savoir: médiocre!!! C’est ce qu’on voit aujourd’hui malheureusement.

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