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Guinée / Education : Où sont passées les reformes engagées par le Ministre Ibrahima Kalil Konaté (K²) ?

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Les résultats des différents examens de fin d’année n’ont pas été satisfaisants cette année.

Avec un taux de réussite autour de 24℅ au Baccalauréat unique, des voix commencent à s’élever pour réclamer des réformes profondes afin de rehausser le niveau des élèves guinéens. Ne dit-on pas qu’aux grands maux les grands remèdes ? Il est temps, grand temps que les autorités se remuent réellement pour sauver l’école guinéenne.

Pourtant, il n’y a pas si longtemps, l’ex-ministre de l’éducation nationale, Ibrahima Kalil Konaté avait entrepris des réformes courageuses et qui avaient commencé à avoir des effets positifs sur le niveau de nos enfants puisque les obligeant à ne compter que sur leurs propres efforts. Mais malheureusement, comme le

Président de la République, le Pr. Alpha Condé aime le rappeler souvent, « En Guinée, nous avons pris l’habitude de jeter l’enfant et l’eau de son bain ».

Pourquoi ne pas donc renforcer et pérenniser les belles initiatives trouvées sur place ? Déjà, des langues commencent à se délier et à réclamer celui-là même qui avait osé supprimer les notes de cours au baccalauréat unique. Sans arrière-pensée aucune, je voudrais rafraîchir les mémoires sur certaines réformes et certains projets de dynamisation de notre système éducatif !

DÉCISIONS PRISES ET MATÉRIALISÉES :

1- La mise en confiance des cadres du département ainsi que les directeurs communaux et préfectoraux de l’éducation en les responsabilisant.

Car, responsabiliser le cadre est un aspect non négligeable dans la réalisation et la réussite des projets ambitionnés.

2- Redynamiser les partenariats entre le département et les partenaires sociaux (syndicats et l’association des parents d’élèves étudiants et amis de l’école (APEEAE).

3- La décentralisation de l’examen d’entrée en 7ème année qui sera entièrement organisé par les DPE/DCE et dont les résultats seront directement affichés sous la supervision d’un superviseur national.

NB : Bien que l’examen soit préfectoral, les sujets seront nationaux.

4- L’annulation des notes de cours au baccalauréat unique afin d’aboutir à une école d’élites à travers les efforts individuellement fournis par les élèves eux-mêmes.

5- La régularisation de la situation des contractuels ayant précédemment échoué au concours de recrutement à la fonction publique, session 2016 après 5 ans d’activités dans les salles de classes.

LES ANNONCES

1 – L’annulation de la candidature à l’examen de l’élève n’ayant pas obtenu 8 de moyenne de cours.

2 -Tout élève ayant enregistré 25% d’absence au cours de l’année scolaire c’est-à-dire 40 jours francs verra sa candidature rejetée.

3 – La décentralisation du BEPC. Cet examen sera régional donc organisé par les inspecteurs régionaux de l’éducation. Et pour le réussir, les 33 préfectures devront être équipées d’ordinateurs interconnectés.

4 –  Le retour des compositions trimestrielles en lieu et place des évaluations continues qui intriguaient les enseignants qui ne savaient plus comment s’en prendre avec le nombre pléthorique des copies d’évaluations des élèves et l’achèvement correcte des programmes d’enseignement.

5 – Le changement du calendrier scolaire :

a)- La pré-rentrée fixée pour le 11 septembre

b)- La rentrée scolaire fixée désormais au 15 septembre.

NB: La norme sous-régionale est de 950 heures /an pendant que la Guinée ne fait que 650 heures /an. En programmant la rentrée au 15 septembre, nous comblerons ce déficit.

6 – Liste des écoles par salle (commencer par le baccalauréat, ensuite étendre au deux autres examens) pour minimiser les tentatives de fraudes en évitant les regroupements des candidats d’une même école dans le même centre.

7 – L’instauration d’une session pour les candidats ayant échoué à cause d’une seule matière, en leur offrant une deuxième chance.

8 – Mise en place de nouvelles filières au Lycée en plus des sciences sociales, expérimentales et mathématiques (Bac A, Bac B, Bac C,…et plus comme dans les autres pays)

9 – L’organisation du Bac blanc par commune afin de se faire une idée du niveau des candidats avant l’examen proprement dit.

10 – La création de l’Office National du Baccalauréat qui sera chargé de l’organisation et de tout le processus de cet examen très important !

La révision de tous les programmes d’enseignement (primaire, collège et lycée) pour les adapter aux programmes de la sous-région !

UN AUTRE GROS ACQUIS : Pour motiver les enseignants (surveillants et correcteurs), l’ex-ministre  K² s’est battu pour déplacer la première dame dans les centres d’examens et le président de la république au centre de correction du BAC à Matam, ce qui a eu pour conséquence directe le rehaussement de la prime de correction de 1.500.000 GNF à

2.000.000 GNF.

Au regard de tout ce qui vient d’être énuméré ci-haut, j’espère que le département en charge de l’éducation saura tirer profit de ces différentes initiatives pour redynamiser et moraliser notre système éducatif !

Battons le fer pendant qu’il est encore chaud !

Sauvons l’école guinéenne !!!

Par Mariame Wonkifong BANGOURA

 

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  1. CONDÉ ABOU

    14 août 2019 at 6 h 42 min

    Belle analyse et je souscris à vos conclusions. J’observe que rarement un Ministre de l’Education Nationale, aura été aussi méthodique et professionnel que le Ministre Ibrahima Kalil Konaté, quels que soient par ailleurs, les reproches que l’on a pu lui faire à certains moments de sa gouvernance.

    Je prends le nombre d’heures durant l’année scolaire et qui me parait essentiel, la méthode d’évaluation des élèves à l’entrée en 7ème des Collèges, la méthode d’évaluation dans les Terminales des Lycées, la régularisation administrative sans heurts des Contractuels, que peut-on lui reprocher dans ce genre de décisions ? Sans oublier les remarquables économies budgétaires qu’il avait réalisées dans l’organisation du Baccalauréat !

    Durant la gouvernance administrative du Ministre Ibrahima Kalil Konaté, qui parmi nous, avait dénoncé ou remarqué une politisation à outrance des résultats des examens du Baccalauréat dans les Préfectures et à Conakry ? À César il faudrait rendre ce qui est à César.

    Je pense que même si l’ancien Ministre Ibrahima Kalil Konaté avait eu des défauts comme chacun de nous pourrait en avoir, il aurait été souhaitable de lui laisser organiser les Etats Généraux du système éducatif avant son départ de ce Département. Je pense que le pays a besoin de lui, et de son organisation du travail.

    Il aurait fallu lui laisser le temps d’organiser les grands Etats Généraux de l’Education Nationale avec le concours de la cooperation internationale, puis mettre en œuvre les décisions, et l’amener certainement à obtenir du Gouvernement, une augmentation très significative des budgets de l’Éducation Nationale comme dans certains pays de la Sous-Région.

    L’un des graves problèmes de l’Éducation nationale se trouve à ce niveau : les budgets de fonctionnement et d’investissement qui restent lamentables. Les infrastructures scolaires y compris les salles de classe et leurs equipements, les latrines disponibles et les fontaines facilitant l’acces des eleves à l’eau potable, posent encore de serieux problemes que tout le monde pourrait constater aussi bien dans les Prefectures que dans les differentes Communes de Conakry.

    Tout un package. Comme disait à juste titre Dr. Ousmane Kaba, il est impossible que la Guinée puisse se développer avec un taux misérable de 24% d’admis au Baccalauréat. Il a parfaitement raison de dénoncer une situation anachronique et qui continuera de plomber tout le système éducatif dans ce pays, sans des changements majeurs pour inverser les tendances actuelles au niveau des résultats académiques dans les écoles.

    Vivement, l’organisation des Etats Généraux de l’Education Nationale en intégrant les sages conseils et orientations de l’ancien Ministre Ibrahima Kalil Konaté.

    Merci pour la courtoisie de Médiaguinée, et bonne journée de Mercredi chez vous.

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