Guinée : L’AMIG recommande aux autorités de la transition à engager l’audit systématique de la gestion de l’ancien régime

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L’Association Medias Intégrité Guinée (AMIG) s’est penchée ce jeudi 07 au cours d’une conférence de presse sur la sociopolitique du pays.
L’association dit prendre acte de la prise du pouvoir par l’armée et de la mise en place du comité national du rassemblement et du développement. Selon son président, l’AMIG nourrit l’espoir quant à la volonté annoncée par le CNRD de lutter contre la corruption et ses pratiques assimilées.
Toutefois, elle espère que les engagements pris par la junte ne sera pas de vains mots.
« l’association salue les engagements pris pour la mise en place d’un [organe de contrôle et de moralisation de la gestion publique] et pour faire la lumière sur la gestion précédente à travers un [audit des comptes publics]. Cependant, l’AMIG espère que les engagements ne seront pas de vains mots et restera en alerte permanente pour dénoncer au cas échéant. L’AMIG espère désormais que les engagements du colonel Mamadi Doumbouya, notamment ceux contenus dans la charte de la transition publiée le 27 septembre et réitérés lors de sa prestation de serment et de son adresse à la nation, le 1er octobre, vont se traduire en actes concrets. Ceci pour permettre à la Guinée qui dispose d’importantes ressources minières et minéralières de sortir de sa situation actuelle », a déclaré Samory Keïta, le président de l’AMIG
Pour y arriver, l’AMIG recommande aux autorités de la transition :
1-D’engager l’audit systématique de la gestion de l’ancien régime ;
2-D’exiger la déclaration de patrimoine à tous les hauts fonctionnaires de l’État avant leur entrée en fonction et à la fin de leur fonction ;
3-De faire la lumière sur les dossiers de corruption et de détournements de fonds publics pendants devant les tribunaux (Affaire de 200 milliards de Francs Guinéens au ministère de l’enseignement technique, détournement des salaires de 2 000 fonctionnaires de l’État, cas des 51 millions de dollars à l’ARPT, entre autres) ;
4-D’assurer l’indépendance et l’autonomie financière des organes de lutte contre la corruption, comme l’ANLC, la Centif (Cellule nationale de traitement d’informations financières) et la cour des comptes ;
5-Réhabiliter la loi d’accès à l’information publique pour faciliter le travail des journalistes d’investigation en Guinée.
Par contre, Bachir Sylla, le secrétaire général de l’AMIG exhorte les nouvelles autorités à ne pas associer certains membres de la cour des comptes à l’audit parce que selon lui plusieurs d’entre eux ont servi le régime défunt d’Alpha Condé.

Sadjo Bah

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