Guinée : « nous sommes dans une transition bloquée » (Aboubacar Mansaré du RTG)

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Contrairement au G-58 et au RPG Arc-en-ciel et alliés qui rejettent en bloc le chronogramme de 36 mois adopté par le CNT, appelant  leurs militants à se mobiliser fortement pour défendre les acquis démocratiques en Guinée pour un retour à l’ordre constitutionnel, le président du parti « Réveille Toi Guinée » (RTG), Aboubacar Mansaré ne trouve pas la menace brandie par ces acteurs politiques comme une solution idoine pour obtenir  gain de cause. Il appelle à redéfinir le schéma du combat parce qu’aujourd’hui, selon lui, « nous sommes dans une transition bloquée ».

Plus loin, cet acteur politique rappelle que les personnes qui murmurent au CNRD que la question de la transition n’est pas essentiellement politique se trompent. « Une transition est d’abord politique. Si la question politique n’est pas réglée, elle ne pourra pas produire des résultats. Nous voyons le CNRD qui est en train de se battre. Nous voyons des voiries qui sont en train d’être améliorées. Aujourd’hui, il y a des gens qui sont en train de faire comprendre à la junte qu’il faut mettre les politiciens à l’écart. Et ça, c’est une faute. Il faut les associer, accepter de discuter avec eux. Une fois encore, il nous faut un gouvernement d’union nationale,  un Premier ministre consensuel nous permettant de mener le dialogue […] Moi je trouve très mal qu’à chaque fois qu’on a des problèmes en Guinée, qu’on fasse appel à l’extérieur », a-t-il précisé  mercredi 18 mai 2022 dans l’émission « Rien à Cacher » d’Évasion Tv.

Poursuivant, le président du parti « Réveille Toi Guinée » a rappelé ceci: « La manifestation est une loi consacrée même par la charte. Mais la question qu’on doit se poser, c’est à quoi les manifestations vont nous conduire ou bien quel serait le résultat des manifestations. Nous avons tous vu ici les manifestations sous feu Général Lansana Conté, sous le CNDD et sous Alpha Condé. Et l’histoire de toutes ces manifestations a été des morts, la destruction des  édifices publics, des blessés graves. La question c’est de savoir est-ce que  l’expérience des marches a servi la Guinée ? À mon avis, non », dit-il.

Mamadou Yaya Barry 

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