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Politique

Guinée : quand l’opposition panique (Par Bangaly Condé « Malbanga »)

A mesure que la fin du deuxième mandat du Prof. Alpha Condé s’approche, l’opposition guinéenne en perte de vitesse, tremblote, panique dans les meetings, multiplie les déclarations intempestives sur les radios de la place, profère des menaces insensées, crée des alliances ici et là, accuse le pouvoir de vouloir changer la constitution et demande le départ du Président de la République en 2020.

Comment pourrait-il en être autrement ?

Quand les réalisations et les grands projets en cours de la deuxième République crèvent les yeux de l’opposition radicale. Une opposition à bout de souffle qui ne sait plus à quel saint se vouer. Tant ses stratégistes ont tout essayé et n’ont plus rien dans leurs besaces. C’est la débandade totale. D’où le pullulement des alliances et des fronts politiques depuis l’arrivée du président bâtisseur  à Sékhoutouréya.

Du Collectif de 2011, au Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) du 6 avril 2019 composé que d’anciens ministres en passant par l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP), le Front d’union pour la Démocratie et le Progrès (FDP), le Collectif pour la Défense de la République (CDR) et la Convergence de l’Opposition Démocratique (COD), on ne peut s’empêcher de constater l’échec et la radicalisation d’une opposition qui n’a désormais de recours que des déclarations inopportunes dans les différents meetings.

L’une des dernières déclarations de ces prestidigitateurs du microcosme politique guinéen fut la sortie honteuse et répréhensible de cette députée de la République, une certaine Mariama Tata  Bah lors de l’assemblée générale du samedi 6 avril 2019  de l’ UFDG.

Pour mettre le président Alpha Condé en garde d’une éventuelle  révision de la constitution, dame Mariama Bah n’a trouvé que ces mots indignes d’une élue du peuple : « Qu’il soit confiant de quelque chose, les Guinéens ne vont jamais l’admettre ici au delà de ses deux mandats. Il s’en ira d’une manière ou d’une autre. Soit il s’en va dans la plus grande discrétion, dans le respect, ou il foutra le camp ici dans une humiliation totale. Nous n’acceptons pas un troisième mandat dans ce pays ».

Poursuivant son exécration elle ajoutera ceci : «…il faut éviter une chose, c’est d’être surpris. Et Alpha a tout le temps cherché à surprendre les Guinéens. Ce Burkinabé, il entrera chez lui son pied devant ».

Est-ce le rôle d’un député de tenir de tels propos malveillants à l’égard de celui qui symbolise la première institution de la République, qui n’est autre que le président Alpha Condé ?

Le député est élu pour représenter le peuple,  participer à l’exercice de la souveraineté nationale, voter la loi et contrôler l’action du Gouvernement. Il bénéficie à cet effet  de protections (l’immunité parlementaire) et d’indemnités qui trouvent leur fondement dans la Constitution, conçues non comme un privilège mais comme un moyen destiné à lui assurer l’indépendance et la liberté d’expression nécessaires à l’exercice de son mandat.

Si cette immunité parlementaire protège les députés dans le cadre de leurs fonctions,  elle ne leur offre pas une impunité totale, contrairement à ce que pensent bon nombre de personnes.
Le souci de concilier la nécessaire protection de l’exercice du mandat des députés et le principe de l’égalité des citoyens devant la loi a conduit à distinguer deux catégories d’immunités : l’irresponsabilité et l’inviolabilité.

Dans le cas de la dame Mariama Bah il s’agit d’irresponsabilité.

Et selon la jurisprudence, cette irresponsabilité ne couvre pas les propos tenus par le député en dehors de ses fonctions, y compris dans l’enceinte parlementaire s’il s’agit de propos ou d’actes privés par exemple injures et coups et blessures sur un collègue, et à l’extérieur, par exemple au cours de réunions publiques ou à l’occasion d’une cérémonie… ; ne sont pas couverts également les propos et opinions tenus par le député à l’occasion de l’exercice d’autres fonctions,  même lorsqu’ils sont une simple répétition de ceux précédemment exprimés à l’Assemblée et/ou que référence est faite à ses fonctions parlementaires.

L’immunité de l’ancienne proviseure du lycée Lansana Conté de Labé  doit être par conséquent levée  en vue de l’accuser pour atteinte à l’intégrité du président de la République, car ces propos ont été tenus en dehors de ses fonctions.

A défaut d’un bon procureur de la République pour défendre le locataire de Sékoutouréya, le président de l’Assemblée Nationale, Kory Kondiano est invité d’interpeller la députée nationale de l’UFDG pour des explications. Ne dit-on pas que la peur du gendarme est le début de la sagesse ?

Quoiqu’il en soit, pour qui connaît le mentor  de Mariama Tata, son attitude ne saurait surprendre. Cellou Dalein Diallo, puisqu’il s’agit de lui,  n’a-t-il pas accusé le président Alpha Condé d’attenter à sa vie avant d’inviter l’armée guinéenne à s’inspirer de leurs camarades algériens  le jour où le peuple de Guinée comme un seul homme se lèvera pour dire NON à la modification de la Constitution ?

Dans la série des déclarations sulfureuses, il faut aussi noter celles du président de l’UFR, Sidya Touré.

D’abord sur les antennes de sa radio privée le 12 avril 2019. Une bévue qui a provoqué le courroux du fondateur de l’UDG, Mamadou Sylla quand il a reproché à certains cadres soussous de soutenir le prof. Alpha Condé.

A la question posée par le journaliste sur ses rapports actuels avec Baidy Aribot, son ancien secrétaire exécutif, Sidya Touré a répondu que “c’est dommage que ce soient les cadres soussous qui soutiennent encore Alpha Condé pour le maintenir au pouvoir”.

La réaction d’El hadj Mamadou Sylla ne s’est pas fait attendre : « Je pense que le leader de l’UFR n’a plus à se targuer de la transversalité de son parti à partir du moment où il s’attaque aux soussous qui soutiennent Alpha oubliant que ses soutiens sont dans d’autres ethnies dont l’ethnie malinké d’Alpha Condé », a-t-il déclaré.

Ensuite dans l’émission à grande écoute de la radio Espace FM « Grandes Gueules (GG) » du 18 avril 2018, l’ancien représentant spécial d’Alpha Condé a non seulement nié le progrès réalisé dans la desserte de l’électricité dans le pays, mais aussi il a déclaré sans gênes aucune,  qu’il peut donner le courant à toute la Guinée avec seulement 3 millions de dollars. Que l’ancien premier ministre de Lansana Conté dise aux Guinéens à combien de millions de dollars il a acheté les 4 moteurs obsolètes venus du Nigeria pour être installés à  Tombo entre 1996 et 1999 ? Des groupes qui n’ont jamais été utilisés malheureusement à cause de leurs vétustés.

Pire.  Sidya, va jusqu’à  dire dans les GG, qu’Alpha Condé, n’a pas construit un seul km de route  en 9 ans. « Même si l’on n’est pas beau que l’on soit honnête », disait Mao Tsé-toung.

Le plus modéré des leaders politiques du FNDC, est bel et bien le président du PADES qui ne fait pas de déclarations populistes ou haineuses comme ces éternels perdants. Même si Dr. Ousmane Kaba reconnait avec beaucoup d’a priori le progrès réalisé dans certains secteurs de l’économie, il ne reste pas moins opposé à un éventuel changement de constitution qui ouvrirait, selon lui, la voie à un troisième mandat en faveur de son ancien allier devenu adversaire.

Le comble, c’est l’acte posé par un des menus fretins du marigot politique guinéen. Faya Millimino, le leader du Bloc Libéral accompagné de ses partisans, était parti à l’Assemblée Nationale, le 5 avril 2019, pour empêcher que les députés siègent sous prétexte  que leur mandat a expiré depuis le 13 janvier  dernier. Quelle folie ?

Il sera arrêté et coffré pour quelques heures avant d’être libéré. Ce marchant d’illusions qui veut se faire passer pour un opposant farouche au “projet de troisième mandat” si c’en est un,  va jusqu’à menacer  d’écourter le mandat en cours d’Alpha Condé s’il (Alpha) s’obstine à violer la Constitution. Ce que les crocodiles n’ont pas pu c’est le menu fretin qui va le faire.                          Heureusement que le ridicule ne tue pas.

Ce que le président du BL et compagnie oublient, là où la tentative d’assassinat du Prof. Alpha Condé par l’aile dure de l’UFDG en 2011, les manifestations violentes de ces derniers temps, les chantages et les contre-vérités, relayées sur la toile par des journalistes, charognards et alimentaires, n’ont pas pu empêcher le bâtisseur de bâtir, ce ne sont pas les agissements d’une opposition déjà  muselée et médusée qui pourront  faire avorter ce projet d’adoption d’une nouvelle constitution.

Surtout que la constitution actuelle dont l’adoption n’a été faite que par une promulgation du président de la transition, le général Sékouba Konaté, qui voulait respecter sa parole donnée, céder le pouvoir le plus tôt que possible  au civil et faire de la Guinée un pays de démocratie, est légale mais non légitime. Une adoption qui a fait jaser plus d’un spécialiste du droit constitutionnel. C’est ce qui a d’ailleurs fait dire l’ancien premier ministre d’alors, le feu Jean-Marie Doré ceci : « Je n’ai vu nulle part au monde une constitution adoptée par un simple décret présidentiel ».  Les défenseurs de l’élection du président de la République avant l’adoption d’une constitution par  référendum pensaient  à l’époque que le Premier ministre de transition cherchait à perdurer à son poste et qu’un référendum lui offrirait six mois de plus à la primature.

Aussi, en 2010, Alpha Condé n’a-t-il pas  été le seul leader des Forces Vives qui a demandé l’élaboration d’une nouvelle constitution et son adoption par référendum avant les élections présidentielles. Les autres leaders politiques qui crient sur tous les toits présentement ont au contraire dit que celui qui sera élu président de la République  aura toute la latitude d’écrire une nouvelle constitution et d’organiser le référendum pour l’adopter.

Aujourd’hui, que peut-on faire pour donner à notre constitution  sa légitimité si l’occasion n’est pas donnée au peuple de s’exprimer par voie référendaire ?

C’est ce que ces  ensorceleurs de l’opposition veulent empêcher. Ils pensent qu’ils peuvent le faire en essayant  de  le  bloquer au niveau de l’hémicycle ignorant que le président de la République peut, le cas échéant, faire recours au peuple pour son opinion. La seule voie de recours qui leur restera alors sera sans doute la rue.

Pour cela, ils organiseront comme d’habitude les perpétuelles marches avec tous leurs corollaires de jets de pierres, d’assassinats ciblés des snipers de l’UFDG, d’actes de vandalisme,  de traquenards, de peaux de bananes glissées par endroit sous les pieds du gouvernement et de provocations de l’opposition visant à pousser Alpha Condé à  l’erreur comme le 28 septembre 2009.

Mais rien n’en sera. Car le Président Alpha Condé est un vieux renard avisé dans le paysage politique guinéen. Ce ne sont pas ces novices de l’opposition radicale qui l’empêcheront de proposer une nouvelle constitution à son peuple.  Et “Karanfa” Alpha Condé a bien averti: «… il n’appartient à personne de nier au peuple de Guinée le droit de faire une nouvelle ou d’adopter une constitution qu’il veut ».

A bon entendeur salut !

Par Bangaly Condé « Malbanga »

 

 

 

 

 

 

 

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1 Comment

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  1. CONDÉ ABOU

    25 avril 2019 at 22 h 00 min

    Excellente analyse. Congratulation !

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