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Societé

Habitat : débarrasser Conakry des bidonvilles au centre d’un débat

Créer un cadre décent pour la population de Conakry a été au centre d’un débat mercredi à Conakry à l’ouverture de l’atelier de formation sur le programme participatif de l’amélioration des bidonvilles(PPAB). Un projet initié par le secrétariat des Etats d’Afrique, des caraïbes et du pacifique, financé par la commission européenne et mis en œuvre par ONU-Habitat, en collaboration avec le Ministère de la Ville.

L’atelier qui a réuni les maires des cinq communes de la Conakry, l’ordre des architectes, l’ordre des géomètres, le centre d’étude et de la recherche de l’environnement, les ONG, la société civile et cadres du Ministère de la Ville vise à améliorer les conditions de vie des populations pauvres dans les quartiers informels et bidonvilles en vue de la réalisation de l’objectif 11.1 de développement durable  »d’ici 2030’’. Ce qui revient à ‘’assurer à tous l’accès à des logements adéquats, sûrs et abordables, à des services de base et à l’amélioration des bidonvilles« .

Dans son allocution, la chef de cabinet du Ministère de la Ville, Hadja Mariama Bangoura a déclaré que « l’amélioration de l’habitat précaire constitue une priorité du plan national de développement économique et social (PNDES) de la Guinée notamment dans son pilier 3 qui est axé sur la valorisation du capital humain, et est un des axes de la politique nationale de l’habitat de mon pays communément appelé » vision habitat 2021″.

Cet axe intitulé « habitat précaire et financement de sa résorption », a-t-elle ajouté « se décline en plusieurs programmes parmi lesquels le programme d’amélioration des bidonvilles ayant pour objectif de parvenir à l’horizon 2030 à des  » villes sans bidonvilles  » en guinée« .

« Pour la mise en œuvre de cette stratégiele gouvernement privilégie la réalisation des actions à travers des programmes d’amélioration de quartiers précaires, par des projets de restrictions, de mise à niveau urbaine, de désenclavement et des programmes d’assainissement et d’adaptation au changement climatique« , a-t-elle affirmé.

Pour sa part, la mairesse de la commune de Kaloum, Hadja Aminata Touré de déclarer : » le réel problème de bidonvilles se trouve surtout à Kaloum. Nous n’avons pas d’espace et d’environnement saints ici à Kaloum ».

Saisissant la balle au bond, le député Demba Fadiga, représentants les élus du Parlement a souligné qu’ » à l’assemblée nationale en 2015 avec l’appui du Ministère de la Ville, nous avons voté la loi sur le code de l’urbanisme et de l’habitation. Si vous lisez cette loi, les contraintes pour s’installer, l’obtention des permis de construire et tout ce qui s’enchaîne, si tout cela est respecté, nous allons peut-être sortir de ce sentier battu ».

Au nom de l’ONU-habitat, la coordinatrice du projet le programme participatif de l’amélioration des bidonvilles, Kerstin Sommer a rappelé qu’1 milliard de personnes vivent aujourd’hui dans les bidonvilles, soit une personne sur huit.

« Si rien n’est fait, 3 milliards de personnes seront contraintes de vivre dans des bidonvilles d’ici 2030″, ajoute-t-il.

Elisa Camara

+224 654 95 73 22

 

 

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