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Tribune

Lettre ouverte : halte aux assassinats des manifestants, les violences et bavures policières (Par Aly Souleymane Camara)

Conakry, 26 octobre 2018

À son Excellence, M. Le Président de la République de Guinée, Chef de l’État et Commandant en chef des forces armées Pr. Alpha CONDE.

Monsieur le Président, nombreux sont des guinéens bouleversés par ce cycle infernal de crises qui se caractérisent par les troubles sociaux, les violences et bavures policières ou gendarmes, l’instabilité politique, l’éthno-stratégie des pyromanes, les assassinats à répétitions des manifestants.

Monsieur le Président de la République, notre pays était autrefois une muraille où les valeurs spirituelles du vivre ensemble, de la paix et de l’hospitalité, des vertus pour lesquelles chaque guinéen se battait pour faire en sorte que notre pays soit un havre de paix. De nos jours, je constate avec amertume la fragilisation des tissus sociaux par des pratiques politiques immorales.

Je me dois à cet égard, le devoir d’écrire cette lettre, en tant que fils de ce pays, soucieux de l’avenir de cette grande nation, d’attirer votre attention sur le danger qui guette notre beau pays. En effet, depuis votre accession à la magistrature suprême de ce pays le 22 décembre 2010, le peuple de Guinée dans sa plus grande majorité constate avec amertume la multiplicité des tueries lors des différentes manifestations. À quand les victimes seront-elles rétablies dans leur droit ? Qui est commanditaire de ces atrocités ? Quels sont les responsables ? Voici Monsieur le Président les questions auxquelles le peuple ne cesse de se demander tous les jours.

Ces assassinats à répétition fragilisent les tissus sociaux, amènent un repli identitaire lorsque que les victimes sont toujours les mêmes, confirment le sentiment d’impunité des coupables, favorisent la défiance de l’autorité de l’État par les citoyens, compromettent la paix et l’unité nationale. C’est pourquoi j’en appelle à une prise de conscience de toute la classe politique en général et votre personne en particulier à faire preuve de responsabilité, de retenue et de prudence dans les actes que vous posez. L’heure est grave ! Aujourd’hui, nous comptons plus de 100 victimes (manifestants et forces de l’ordre). Il est urgent que cette violence répétitive, ces tueries cessent pour éviter le pire à notre beau pays.

Monsieur le Président, l’article 47 de notre constitution stipule que vous êtes le garant de l’unité nationale, alors votre volonté politique peut donner de l’espoir au peuple de Guinée dans toute leur diversité ; En leur garantissant entre autres: la promotion des dialogues sincères, de doter les services de l’ordre et de sécurité les moyens légaux, d’interdire le recours aux armes à feu par les agents à l’occasion des manifestations, de mettre en place une unité spéciale de suivi et de contrôle lié à l’utilisation des armes, des bavures ou de l’extrême violence lors des manifestations, de mettre un accent particulier sur le respect de la loi et de restaurer l’autorité de l’État par les moyens légaux.

Enfin, j’estime que la restriction des libertés fondamentales consacrées par la constitution en son article 10 est un recule pour notre jeune démocratie. Notre pays a plus que jamais besoin de paix pour favoriser un climat propice à l’investissement afin de promouvoir l’employabilité des jeunes.

Dans l’espoir que cette lettre retiendra votre attention. Je suis convaincu que vous jugerez utile de prendre votre responsabilité pour le rétablissement de l’ordre public, la paix, la sécurité des personnes et leurs biens, la promotion de la justice dans notre pays. Je vous prie d’agréer mes salutations distinguées.

Aly Souleymane CAMARA

Analyste politique et professeur de philosophie

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13 Commentaires

13 Comments

  1. Pecos

    27 octobre 2018 at 0 h 12 min

    Que des démagogues en Guinée.
    MR le philosophe Camara. En matière de démocratie, votre liberté s’arrête là où commence ma liberté.
    MR Camara, en démocratie, on ne peut pas obliger quelqu’un à participer à une manifestation. Vous trouvez normal que les gens érigent les barricades pendant une journée « ville morte » pour empêcher les paisibles citoyens de circuler librement ?
    Que dites-vous du comportement des enfants de l’axe Hamdallaye-Bambeto-Cosa?Dans quel pays au monde avez-vous vu les gens manifester avec les machettes, les gourdins, les cailloux, les fusils de chasse…. ?

  2. Rachid LY

    27 octobre 2018 at 10 h 51 min

    Je pense, Mr Camara, que votre cri du coeur doit être celui de tous ceux qui sont épris de paix, de justice et d’égalité. N’en déplaise aux pyromanes, le fait qu’aucune enquête (si enquête il y a) n’aboutit alors qu’on en est à une centaine de morts, contribue grandement à exacerbe les tensions et je crois que le fait d’interdire les manifestations n’apaise pas non plus celles-ci.
    Aussi, je crois que le Président Alpha Condé devrait laisser au moins l’opposition manifester et demander aux forces de l’ordre d’encadrer, sans jeter l’huile sur le feu. Car, souvent, c’est l’attitude des forces de l’ordre qui pousse les manifestants à se braquer.

    Rachid LY

  3. Pecos

    27 octobre 2018 at 12 h 18 min

    MR Ly. Manifester c’est un choix personnel et en démocratie, on ne peut pas forcer quelqu’un à participer à une manifestation comme ça se passe souvent chez vos militants (UFDG).Pour une journée « ville morte » est-ce qu’on a besoin d’ériger les barricades ? Quelle hypocrisie ?
    Quand les militants de l’UFDG sèment la terreur à Hamdallaye, Bambeto, Cosa, vous ne dites rien. Vous ne condamnez jamais les violences. Vous trouvez normal que les gens profitent de la grève des enseignants pour ériger les barricades et semer le chaos dans les quatiers.

  4. Rachid LY

    27 octobre 2018 at 13 h 10 min

    Mes militants? Non, Mr Pecos, moi je suis un Mauritanien. Mais vous avez parfaitement raison quant à la restriction de la liberté des autres par les manifestants et ceux qui se comportent comme cela méritent bien que le Général Bafoe les arrêtent et les défèrent…
    Néanmoins, je persiste à croire que, manifester étant un droit, l’Etat devrait laisser les opposants l’exercer car, en général, c’est cette interdiction qui hérisse le poil des manifestants.

    • MANZO

      28 octobre 2018 at 10 h 02 min

      « Non, Mr Pecos, moi je suis un Mauritanien »
      Alors de quel droit as-tu pour t’immiscer dans les affaires inter-guinéennes?
      Ou bien « ton pays, la Mauritanie » n’a pas suffisamment de problèmes politiques et raciaux pour que ceux-ci soient véritablement tes préoccupations?
      Avec ton comportement de TROLL, tu ne finiras jamais de m’étonner, pauvre type!

      • Rachid Ly

        28 octobre 2018 at 16 h 22 min

        La cloche! Tonneau vide! Tu crois que les gens vivent dans des enclos comme toi, pauvre bip?

        • MANZO

          28 octobre 2018 at 18 h 48 min

          Un grégaire névrosé a-t-il un quelconque contenu,réellement?
          Misérable psychopathe!

          • Sylla

            28 octobre 2018 at 21 h 33 min

            Cet individu est une épave psychologique.
            Il devait aider tout au moins à combattre l’ideologie esclavagiste de l’ufdg où les hommes sont divisés en « maitres » et « makkubbés » là bas.
            Malheureusement il souffre du syndome de Stockholm,qui le pousse à défendre la cause de ses oppresseurs culturels.

  5. Pecos

    27 octobre 2018 at 13 h 36 min

    MR Ly. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il n’y’a jamais eu de manifestation pacifique en Guinée. Qui ne sait pas qu’en Guinée les gens manifestent avec les machettes, les gourdins, les cailloux, les fusils de chasse. Dans n’importe quel pays au monde lorsqu’il y’a risque de dérapage, le gouvernement a le droit d’interdire une manifestation comme ça se passe souvent au Sénégal.

  6. Sylla

    28 octobre 2018 at 6 h 37 min

    Ce mauritanien de merde est le representants du parti sectaire au pays des maudits esclavagistes de mauritanie.
    Pas de surprise alors qu’il epouse l’ideologie esclavagiste de l’ufdg car son cerveau est totalement conditionné à la servitude.

  7. Rachid Ly

    28 octobre 2018 at 9 h 18 min

    Pauvre Sylla, continue d’aboyer. Quand j’aurais besoin des services d’un animal de compagnie je penserais a toi, pauvre chose.

    • Sylla

      28 octobre 2018 at 14 h 05 min

      La vérité ne plait pas à célui qui vit de l’illusion du mensonge lol.

  8. Rachid Ly

    29 octobre 2018 at 10 h 52 min

    Manzo et Sylla. Je ne suis pas responsable de votre assujettissement physique et mental et je ne me vois pas obligé de vous rendre plus intelligents. Pour tout dire, vous pouvez aboyer tout votre soûl, comme d’habitude, cela n’empêchera nullement la caravane des honnêtes gens et des humains de passer son chemin. Pauvres caves!

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