Hassane Hilal quitte la RTG pour Djoma Tv : “j’ai envie de progresser…”

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Il conjugue désormais la RTG au passé. Ce matin, officiellement, Hassane Hilal Sylla (à droite sur la photo avec Kalil Oularé), jeune présentateur JT, amoureux des arts de la scène, a déposé ses valises à Djoma TV. Il nous explique cet important virage dans sa carrière professionnelle…

Guineetime : Après dix années passées à la RTG, nous apprenons votre départ de la maison mère. Qu’en est-il exactement ?

Hassane Hilal Sylla : En effet, depuis 2008 je travaille à la RTG tout d’abord à Boulbinet ensuite à Koloma comme reporter puis présentateur de Journal. Cette responsabilité m’a été confiée à la suite d’un concours auquel j’avais participé avec d’autres collègues. Pendant ces années, j’ai notamment travaillé sous la coupole de grands noms de la télévision tels que Siré Dieng, Ibrahima Keita, Yamoussa Sidibé, Mohamed lamine Solano ou encore Aboubacar Camara pour ne citer que ceux-là. J’ai eu l’opportunité de présenter également pendant des événements importants et dans des moments de stress intense. Tout cela pour vous dire que je ne pouvais plus me permettre, après toutes ces années, de me ronger les pouces pendant que le monde et le métier de journalisme sont en train d’évoluer. En commun accord avec la direction qui n’avait plus besoin de moi comme présentateur, je me suis engagé dans une nouvelle aventure devant la caméra.

Qu’est-ce qui motive ce départ ?

Ecoutez, je pense que tout le monde sait ce qui s’est passé récemment à la RTG. Je n’ai pas besoin de mettre une couche là-dessus. Pour ma part, j’estime que la direction de la télévision n’avait plus besoin de mes services. Et qu’au lieu rester là, à attendre une providence, je me suis engagé dans un projet plus structurant et ambitieux.

Dans les couloirs de la Rtg, Guineetime a appris que vous ne comprenez pas certaines décisions de la direction générale relative au journal télévisé….

Ah oui, mais c’est à cela que je faisais allusion tout à l’heure. Vous savez, en tant que responsable de média, chaque Direction prend les décisions en fonction de ce qui pourrait l’arranger ou pas. Même si je n’ai plus le droit de revenir sur ce qui s’est passé là-bas, je puis néanmoins vous dire qu’une carrière m’attend et j’ai envie de progresser sans pour autant rester dans cette méchanceté qui ne fait pas avancer. Pour parler de la jeunesse à la télévision nationale, je peux juste te dire qu’on ne peut pas vouloir d’une chose et son contraire.

Djoma, un nouveau groupe médiatique. Qu’est-ce qui a facilité votre choix et pourquoi pas ailleurs ?

Vous savez, ce transfert est une première dans l’histoire de la RTG et je peux vous dire que cela n’a pas été une décision facile à prendre. J’ai passé de long moment de discussion avec la Direction du groupe mais aussi avec ma famille et mes mentors. Nous nous sommes convenus que l’ambition et le projet professionnel de Djoma convenaient plus à ma personne. Je me projette sur dix ans ici avec un projet professionnel ambitieux. En plus, je retrouve ici une équipe dynamique qui veut aller en avant et surtout une direction managériale qui sait aussi ce qu’elle attend de moi. Pour toutes ces raisons, je suis là et je compte bien mettre mon expérience au service d’une organisation qui a un programme clair et qui ne fonctionne pas selon les humeurs.

Votre carrière, décidément se partage entre le plateau du JT et la scène de théâtre…

Vous savez que ma passion de manière générale a toujours été cette chaleur naturelle que nous ressentons lorsqu’on est face à un public. Que ce public soit présent physiquement ou à travers la caméra, c’est toujours la même chose. Mes projets au théâtre et pour la culture ont fait l’objet de discussion avec la direction du groupe Djoma. Au lieu d’écarter ce volet, la direction l’a bien accueilli et pour moi c’est une très bonne chose.

Vous venez de créer un espace culturel dénommé Siba Fassou à Dubréka. Expliquez-nous en…

C’est ce que je disais à l’instant. Dubréka est au coeur de mon programme de promotion et de développement des arts de la scène. En l’espace de deux ans, nous avons pu y ouvrir un centre culturel qui porte le nom d’un célèbre dramaturge guinéen mais il a aussi été le directeur général de l’actuel institut des arts. Ce genre d’engagement pour une cause noble et humanitaire, c’est ce que les téléspectateurs attendent de nous. Pour ma part, lorsque je ne pourrais plus être devant la caméra, je resterai l’artiste et metteur en scène au théâtre.

Source : Guineetime

 

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