Hausse des frais de scolarité, à N’zérékoré : réactions croisées des parents d’élèves et fondateurs d’écoles

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A plus d’une semaine de l’ouverture des salles de classe dans le pays, les parents d’élèves des établissements scolaires privés dans la commune urbaine de N’zérékoré, au sud du pays, jugent fantaisiste la hausse des frais de scolarité dans la ville.

Issiaga Sylla, père de deux enfants, dénonce cette réalité qu’il trouve difficile en cette période.

“Mes deux enfants étudient dans les écoles franco-arabes. Mais contrairement à l’année passée, cette fois-ci, on nous demande de payer 300 mille au lieu de 250 mille francs guinéens. Le pays traverse déjà une crise sanitaire, à cela s’ajoute la crise politique.  C’est difficile, mais quoi faire ? On est obligés de supporter le coup », se lamente ce parent d’élève.

Même réaction chez Ramata Sylla qui trouve anormale cette décision.

« Au Groupe scolaire Ramatoulaye Keita, ici, les responsables ont augmenté 20milles francs. Je pense que ce changement est mal intervenu. Il devrait penser au moins à la conjoncture économique difficile que nous vivons maintenant. Moi par exemple, mon mari ne travaille plus, c’est moi qui me bats pour les frais de scolarité. Je comprends leurs difficultés, mais il fallait remettre ça pour les années à venir”, dit cette dame.

Comme argument, les fondateurs des établissements scolaires privés, se justifient par les pertes qu’ils ont enregistrées l’année dernière.

“Nous avions fortement payé les conséquences de la covid-19. A la reprise des cours et compte tenu des mesures annoncées par l’État dans le cadre de la lutte contre la covid-19, on a réparti les classes d’examens en plusieurs salles. Ce qui nous a coûté avec l’augmentation des heures de cours.

Et en plus, beaucoup de parents d’élèves ont refusé de s’acquitter des frais de scolarité. Toutes les écoles de la ville ont été donc confrontées à des failles au niveau de la comptabilité. Alors, il fallait assister à ce réajustement. Nous demandons aux parents d’élèves à notre tour de nous comprendre aussi,” a indiqué le chargé à la communication de l’association des fondateurs des écoles privées de N’zérékoré, Karamo Cissé.

Il faut noter que ce réajustement ne concerne pas la totalité des écoles privées de la préfecture. Cependant, dans d’autres écoles, les frais de scolarité n’ont pas changé pour cette rentrée prévue le 1er décembre prochain

Amara Souza Soumaoro, correspondant à N’zérékoré

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