Hausse du prix du carburant : ‘’aujourd’hui, les caisses sont vides’’ (Cellou Dalein Diallo)

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Le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo,  lors de l’Assemblée Générale Virtuelle de ce samedi 7 août, est revenu une nouvelle fois sur la hausse du prix des produits pétroliers en Guinée, qui a connu une augmentation de 2000 francs guinéens sur chaque litre à la pompe.

À en croire le président de l’UFDG,  cela est la conséquence directe du financement des élections législatives et la présidentielle de 2020 mais aussi de l’enrichissement de l’élite dirigeante.

Pour commencer, il a une fois de plus rappelé que le gouvernement ne subventionne pas le carburant. « Mais après des démonstration faites par d’autres et moi, on a démontré que l’Etat ne subventionne pas le carburant mais il y a peut-être des moins-values par rapport aux prévisions. Pour chaque litre d’essence que vous et moi achetons, nous payons  2366 Gnf d’impôt sur les 9000 gnf. Ils avaient affirmé que nous vendions le carburant à un prix beaucoup plus faible que les pays limitrophes,  ce n’était pas vrai non plus, parce que la Sierra-Leone vend le litre à la pompe à l’équivalent de 8100 et le Liberia à 7900. Donc nous étions beaucoup plus chers. S’il y avait un risque de réexportation vers le Sénégal mais il y a un risque de réimportation alors du côté de la Sierra-Leone et du Libéria », précise le président de l’UFDG. 

« Ils ont voulu résorber les déficits créés par le financement du 3ème mandat qui a coûté énormément cher à nos finances publiques. J’ai eu l’opportunité de vous dire que le budget national d’investissement n’a été exécuté qu’à 5%. Lorsque vous parlez de développement, vous parlez du but de développement. Toutes les ressources ont été mobilisées pour le financement de la mascarade électorale du 22 mars et du 20 octobre et pour l’achat de conscience. Et également, il y a l’enrichissement de l’élite dirigeante, puisque ceux qui sont chargés de gérer nos régies ou nos entreprises, on ne leur demande pas des comptes sur la gestion des ressources publiques…Chacun d’entre eux faisait preuve de zèle dans la défense du 3ème mandat et l’organisation de la délinquance électorale. Aujourd’hui, les caisses sont vides », a conclu le président de l’UFDG et vice-président de l’Internationale Libérale.

 Mamadou Yaya Barry 

622 26 67 08 

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