Hausse du prix du carburant: le transport Mamou-Conakry connaît une augmentation 

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L’augmentation du prix du littre de l’essence et du pétrole fait réagir les taxi-motards dans la ville de Mamou. En effet, cette décision a été rendue publique par les nouvelles autorités le 01 Juin dernier via un communiqué lu à la télévision nationale. Plusieurs citoyens et taxi-motards notamment ne sont pas d’accord avec cette mesure du colonel Mamadi Doumbouya et son équipe. 

Rencontrés, les jeunes conducteurs de moto-taxi dans la ville de Mamou estiment que le colonel Mamadi Doumbouya est en train de revenir sur les pratiques de l’ancien président Alpha Condé. 

« Moi j’ai été surpris par rapport à sa décision. Parce que certains membres du gouvernement nous disaient qu’il y avait l’argent à la caisse et que tout allait bien. Mais aujourd’hui, ils augmentent le prix de l’essence. C’est du deux poids deux mesures », explique Michel Sandouno, diplômé.

Même son de cloche chez Alpha Oumar Diallo. Selon lui, le gouvernement ne devrait rien augmenter pendant cette saison pluvieuse. 

« Le gouvernement n’a aucune justification à nous faire. Le moment n’est pas opportun pour augmenter  le prix de l’essence. Maintenant que c’est fait, vous allez voir tout va augmenter dans le pays. Et on oublie que nous sommes en saison pluvieuse. Il n’y a pas beaucoup de moyens avec la population. Moi je suis sans mot avec nos dirigeants », ajoute  Alpha Oumar Diallo.

Plus loin,  il évoque que malgré la hausse du prix de l’essence à la pompe à 12 mille francs guinéens, eux, ils n’ont rien ajouté pour l’heure. 

« Nous les taximètres, on n’a rien décidé pour augmenter les frais de transport. J’ai entendu quand même que certains ont changé de prix. Mais je pense que notre syndicat fera quelque chose », rassure-t-il.

Mais à la gare routière de Conakry, l’on a constaté l’augmentation du tarif de transport qui passe de cent mille francs guinéens à cent vingt mille francs.

« Dès qu’on a augmenté le prix du carburant avant hier, nous aussi nous nous sommes réunis pour prendre des mesures. On a ajouté 20 mille francs sur le transport, parce que nous aussi on conduit pour gagner et l’Etat n’a pas associé nos responsables pour cette décision. », confie Ousmane Barry, chauffeur de profession sur la ligne Mamou-Conakry.

Quelques voyageurs interrogés demandent au gouvernement d’avoir pitié d’eux, car disent-ils, la vie est devnue plus chère.

« Franchement, le temps est dur.Et si on augmente, tout va aussi augmenter. Nous demandons à l’Etat de comprendre sa population. Nous souffrons », plaide Alhassane  Barry. 

Jacques Kamano, correspondant à Mamou

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