Identification unique : fin des travaux de l’atelier de partage entre les pays membres du projet Wuri

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Démarrée le 28 septembre dernier, la rencontre régionale de partage d’expériences par visioconférence entre les pays membres du programme d’identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’Ouest (WURI) a pris fin ce jeudi.

En Guinée, toutes les différentes parties prenantes parmi lesquelles les points focaux dudit projet au niveau départements ministériels ont pris part à ces travaux aux côtés du coordinateur national, Ibrahima Sory Keita.

En visioconférence, les coordinations des six pays membres dont WURI-Guinée, ont fait le point avec les experts de la Banque mondiale. Ils ont également échangé entre eux sur les avancées et les bonnes pratiques dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme.

Au terme de ces quatre (4) jours d’échanges, les différents points focaux issus des Ministères impliqués par la mise en place de cette forme d’identification unique ouest africaine, ont bien voulu apprécier l’initiative.

S’exprimer sur la question, Aliou Bah, responsable suivi et évaluation du programme en Guinée a mesuré à juste titre l’importance de cet atelier.

« Cet atelier nous a été d’une importance capitale, puisque désormais, nous sommes outillés, nous sommes avertis sur les procédures de gestion de ce projet. Sur les bonnes pratiques qui ont fait preuve dans d’autres pays et que nous allons répliquer chez nous, pour que nous déchirions le succès de projet que les Guinéens lambda attendent. »

A son tour, Hassane 2 Diallo, point focal du projet au sein du ministère de la Justice, a estimé que pour son département, cette identification, « sera très importante. D’autant plus que nous avons d’énormes problèmes en ce qui concerne le casier judiciaire. Nous avons des détenus qui ne peuvent pas être répertoriés correctement. A raison de ce qu’ils ont la possibilité de changer à tout moment d’identité. Pourquoi ? Parce que rien n’est sécurisé à ce niveau. Donc de ce point de vue, avec l’identification numérique, je crois qu’il y aura moins d’échappatoires ou peut-être qu’il n’y en aura même pas. »

Barry Aguibou, point focal au ministère des Postes et Télécommunications, a fait ressortir la part de son département : « C’est des efforts très louables qu’il faut saluer. De l’autre côté, le ministère des Postes et Télécommunication que je représente dans ce projet en tant que ministère bénéficiaire, nous mettons en place ce que nous appelons un centre de données ; qui permettra de stocker et traiter toutes les données issues de ce projet. »

Quant au lieutenant-colonel de police, Diarra Moussa Laye, point focal au ministère de la sécurité, il a donné l’importance du programme pour la sécurité. « Souvent quand il y a des infractions, quand les policiers et les gendarmes sortent, on va pour la recherche du présumé coupable, pour pouvoir le retrouver, tu vas trouver plus de 10 à 20 noms. Mais avec l’identification numérique qu’on donne, ça ne peut être que la seule personne. Donc ça va nous faciliter le boulot et le travail va être rapide et efficace», a-t-il estimé.

Youssouf Keita

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