‘’Idrissa Kaba, une histoire de vie et les affres de Nakadia’’, deux œuvres dédicacées par Mamoudou Kabala Kabinè Kaba

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Dans ces deux ouvrages de type mandingue dédicacés le samedi, 20 février dernier, au jardin du 2 octobre  à travers la maison d’édition Harmattan-Guinée, l’auteur Mamoudou Kabala Kabinè Kaba évoque l’existence remarquable d’un homme qui n’a certes pas connu une éducation classique digne de nom, mais qui a su poser les actes objectifs dans le domaine technique. D’où  la création d’un téléphone sans fil à travers une calebasse dans les années ‘’80’’ à Kankan.

Aussi l’auteur met en lumière l’angoisse d’une femme ‘’Nakadia’’ malgré son respect qu’elle a toujours voué à son ménage, n’a pas eu d’enfant. Ces deux documents  sont l’épilogue d’une vie à la fois émouvante, sensible et symbolique, d’où « idrissa kaba, une histoire de vie » et « les affres de Nakadia ».

Si ‘’drissa’’ n’a pas connu un enseignement académique, il ne cesse de louer les conditions objectives et toute la sollicitude que lui a accordée le responsable suprême de la révolution guinéenne, le Camarade Ahmed Sékou Touré.

Du côté de ‘’Nakadia’’, aussi à tort ou à raison, en dépit de toute la puissance reconnue de sa mère dans les sciences occultes, Nakadia est restée sans enfant. Dans sa présentation, l’auteur Mamoudou Kabala Kabinè Kaba, à la fois nostalgique et sensible  de ces deux faits, dira : « ces deux ouvrages nous enseignent la persévérance, il est important de savoir qu’au bout de l’effort, il y a de la récompense. C’est le cas d’Idrissa, qui est un homme intègre, honnête et fin technicien. Lorsque le président Sékou Touré était partit à Kankan, quand il lui a demandé ce qu’il veut de lui, répondit : « Je suis Idrissa Kaba de Kankan ».  Il voulait simplement l’honneur et rendre service aux siens. C’est un homme à la particularité exceptionnelle », a-t-il précisé.

En expliquant celui « les affres de Nakadia », l’ophtalmologue écrivain a indiqué que « n’ayant pas d’enfant, Nakadia aurait souhaité que ce bruit qui court dernière sa porte apporte une certaine prise de conscience de son mari qui, même quand la nuit retient complètement son souffre, pas une seule fois ne s’est égaré de ce côté. Certaine de sa solitude dans cette grande case vide, embaumée d’un parfum de bouse de vache. Nakadia, au risque de perdre la raison, devait absolument trouver une explication à cette insolite situation »,  a laissé entendre M. Kaba.

Invité d’honneur, l’ex-Premier ministre, Kabinè Komara s’est  dit impressionné du travail abattu par l’auteur.

« Je suis extrêmement impressionné et honoré de participer à ces dédicaces qui portent sur le témoignage d’un savant, d’un autodidacte, un créateur guinéen qui a fait beaucoup de contribution techniques, technologiques, scientifiques et culturelles méconnu jusque là. Ce livre permet de présenter à la postérité qui est grand homme. Le second livre est aussi un témoignage d’une femme qui permet de renter dans les profondeurs de réalités socioculturelles en zone mandingue. Vu l’âge de l’auteur, sa détermination à nous faire partager son expérience pour nous et pour les générations futures. »

Ces œuvres à la fois témoignage et récit, relatent l’existence pathétique d’une femme mariée, qui malgré son attachement à son foyer n’aura pas d’enfant et la vie d’Idrissa Kaba, perçue comme des  meilleurs exemples de sa génération.

Amara Touré

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