Immatriculation et re-immatriculation des engins roulants en Guinée : lancement de la campagne à Kankan

Débuté au mois de mai dernier dans la capitale Conakry, la campagne d’immatriculation et de re-immatriculation des engins roulants initiée par le gouvernement guinéen et exécutée par la société Documents sécurisés de Guinée (DSD), se poursuit à l’intérieur du pays.

Après la l’étape de la ville des agrumes (Kindia), c’est au tour de la préfecture de Kankan. Le mardi 17 août 2021, cette nouvelle procédure de sécurisation des engins roulants a été mise à la disposition de certains usagers. Djemory Doumbouya, Directeur général de la société DSD Guinée explique les objectifs de ce projet. « Nous sommes à Kankan dans le cadre du lancement de nos activités qui concernent l’immatriculation et la ré-immatriculation du parc automobile national. Après le lancement à Conakry, nous sommes partis à Kindia et aujourd’hui nous sommes à Kankan pour la troisième étape. Et s’il plaît à Dieu, nous serons le jeudi à Siguiri pour la quatrième étape. C’est un projet qui est fait pour la population guinéenne. C’est un projet qui devrait être appuyé par tout le monde, puisque c’est à l’actif des détenteurs d’engins roulants. Il consiste d’abord à la numérisation du système d’immatriculation, l’acquisition de documents sécurisés et aussi ça permet de créer une base de données à travers laquelle nos services de sécurité peuvent donner la sécurité nécessaire », a-t-il dit.

Hadja Marie Mansour, conseillère technique et représentante du ministre des Transports, pense que ce projet est d’une importance capitale pour les propriétaires d’engins roulants. « L’État s’est engagé dans ce projet parce que depuis 1992 nous ne connaissons plus le parc roulant en Guinée. Donc, premièrement, pour des problèmes de statistiques et ensuite pour sécuriser les cartes grises et les plaques parce qu’il y a beaucoup de documents administratifs aujourd’hui qui ne sont pas fiables. Troisièmement, c’est pour sécuriser les usagers eux-mêmes parce que quand votre engin est volé, c’est facilement retrouvable. », a-t-elle expliqué.

Actuellement, plusieurs engins roulants sont munis d’anciennes plaques, mais selon Djemory Doumbouya, avec cette campagne d’immatriculation et de ré-immatriculation , leurs propriétaires disposeront d’un délai de 6 mois pour récupérer les nouvelles plaques et cartes grises.  « A partir du moment que le projet est lancé, les anciennes plaques ne sont plus délivrées mais cela ne veut pas dire qu’elles ne sont pas valables. Les engins qui sont déjà immatriculés, leurs plaques sont valables, sauf qu’ils doivent être ré-immatriculés. Et pour cela, l’Etat a donné six (6) mois à tous les détenteurs d’engins roulants pour se faire ré-immatriculer. Mais ceux qui ne sont pas encore immatriculés, qui n’ont jamais eu de carte grise ni de plaque, eux, ils sont demandés à venir directement se faire immatriculer, et ça va être les nouvelles plaques et la nouvelle carte grise qu’ils vont avoir », indique-t-il.

L’une des particularités de ce projet à dimension nationale est la décentralisation des centres d’immatriculation à travers le pays. Ce qui nécessitait autrefois, pour les citoyens de l’intérieur du pays, un déplacement massif vers la capitale Conakry.

« Nous avons décentralisé le système d’immatriculation. Ceux qui sont à Kankan n’ont plus besoin d’aller à Conakry, ils peuvent se faire immatriculer à Kankan ici et avoir leur plaque à Kankan ici. C’est ça la particularité. Que ça soit les motos ou les véhicules, tout le monde s’immatricule dans sa région. Pour les usagers qui sont à Kouroussa, Kérouané, Mandiana ou autres, pour leur faciliter ce processus, notre société DSD Guinée a mis des équipes mobiles en place qui iront dans toutes ces localités. Les motos, pour l’immatriculation, c’est 500 mille francs guinéens. Les véhicules jusqu’à 7 chevaux, c’est 800 mille francs guinéens. Et quand ça dépasse 7 chevaux, c’est 1 million de francs guinéens. L’immatriculation va en même temps que les vignettes, c’est-à-dire que quand vous vous immatriculez, vous achetez en même temps la vignette. Le tarif total à payer, c’est le tarif de l’immatriculation plus la vignette. », précise Djemory Doumbouya, le directeur général de la société DSD Guinée. Avant de lancer un appel aux propriétaires d’engins roulants. « J’appelle tous les détenteurs d’engins roulants de venir massivement se faire immatriculer et ré-immatriculer, ça leur procure la sécurité. Avec ce système, nous pensons qu’une moto volée peut être facilement retrouvée par des moyens que je ne vais pas dévoiler », conseille-t-il.

 Ahmed Sékou Nabé, correspondant à Kankan

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