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Societé

N’zérékoré : les lampadaires abandonnés, les citoyens dans le noir

Comme dans de nombreuses préfectures de la région forestière, les lampadaires sur le long des routes mais aussi dans les quartiers de la commune urbaine de N’zérékoré, principale agglomération au sud de la guinée, peinent à s’allumer, faute d’entretien.

Si la population avait bien accueilli l’arrivée de ces éclairages, aujourd’hui force est de constater que bon nombre de ces lampadaires ne s’allument plus.

Pour s’en convaincre, il suffit de faire un tour sur les grands axes de la ville.

Du gouvernorat jusqu’à Gbangana en passant par Dorota, Horoya et les quartiers Belle-vue, partout le constat est le même.

Une situation qui irrite la colère des citoyens qui appellent les autorités à prendre des mesures afin d’entretenir ces bijoux.

‘’J’étais très content quand ces lampadaires ont été implantés dans la ville parceque ça nous a permis d’être sous la lumière. Moi, dans mon quartier à N’yen il n’y a pas EDG. Seuls les lampadaires éclairaient notre quartier. Je demande vraiment aux autorités d’entretenir ces panneaux, sinon rien ne sert d’investir des milliards s’il n’y a pas de suivi « , regrette Alfred Kolié.

Même son de cloche chez d’autres citoyens qui accusent les autorités de ne rien faire pour nettoyer ces infrastructures.

« A commencer par le gouverneur, le préfet et le maire, ils voient et observent l’état dans lequel se trouvent les lampadaires. Mais ils ne font rien du tout, parce que ce n’est pas leur problème. Regardez aujourd’hui ces lampadaires qui s’allument la journée au lieu de la nuit, c’est vraiment dommage », s’indigne Mohamed Camara.

Hélène Camara, une élève quant à elle se dit touchée par l’état actuel de ces lampadaires qui ne lui permet plus de réviser la nuit.

« J’ai préparé mon examen à l’aide des lumières de ces lampadaires, mais aujourd’hui j’ai du mal à bénéficier des mêmes lumières, parce que dans mon quartier à Horoya, les batteries des lampadaires sont soit gâtées et d’autres aussi par manque d’entretien ne s’allument plus. Nous bénéficions beaucoup de ces lumières plus que l’électricité de Guinée (EDG) qu’on ne gagne presque pas. Je souhaite que les autorités de la ville prennent des dispositions maintenant », fulmine cette élève.

Aussi faut-il noter que ce projet est une initiative présidentielle.

Amara Souza Soumaoro, correspondant à N’zérékoré 

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0 Comments

  1. CONDÉ ABOU

    17 janvier 2019 at 8 h 06 min

    C’est absolument incroyable et inacceptable. Rien que pour assurer la maintenance de simples lampadaires pour l’eclairage public, et qui rendent autant de services de base à la population, le Ministère de l’Energie n’y trouve pas de solution sur place ?

    La responsabilité du Ministère de l’Energie dans le suivi et l’évaluation de ce projet national, est totale. C’est une situation lamentable qui existe dans bien d’autres Préfectures du pays. Sans un projet national ou régional de maintenance, il est impossible d’arriver à une utilisation optimale des lampadaires solaires en Guinée.

    Qu’attendent les autorités sur place, où est la société civile pour dénoncer une situation aussi inadmissible et économiquement ruineuse après tant d’investissements publics coûteux ?

    Même les leaders religieux (Chrétiens et Musulmans) devraient se joindre à une mobilisation générale auprès des plus hautes autorités du Ministère de l’Energie pour en finir avec l’obscurité dans une si grande agglomération comme N’Zérékoré, après tant d’investissements coûteux, mais pourtant, très fiables partout en Afrique.

    Pourquoi tout le monde croise les bras devant une situation aussi lamentable et injuste ?

    Voici un exemple qui s’est passé au Sénégal en 2015, juste après l’installation des premiers 1.835 lampadaires dans le pays.

    Ce qui se passe à N’Zérékoré, est quasiment le même scénario qui s’était produit en 2015 dans une bonne partie de la banlieue de Dakar: Pikine, Guédiawaye et dans dix autres Communes voisines. Comment le problème y a été résolu ?

    C’est l’Agence nationale Sénégalaise pour les énergies renouvelables (ANER) et le Centre National de Qualification Professionnelle (CNQP) qui ont doté 24 techniciens des compétences nécessaires pour l’entretien et la maintenance des lampadaires solaires.

    Les récipiendaires de cette formation étaient issus de 12 communes des villes de Pikine et de Guédiawaye, dans la proche banlieue de Dakar. Et depuis 3 ans, tout le problème de la maintenance des lampadaires solaires, y a été règlé, sans aucune rupture grâce à la formation et au suivi des jeunes compétences locales.

    Mieux, et pour prouver que le Président de la République le Professeur Alpha Condé, a fait un investissement immensément économique et salutaire sur le projet des lampadaires, c’est seulement en Février 2018, que le Sénégal s’est lancé dans la phase des grands investissements publics sur les lampadaires solaires, et pour les mêmes raisons qu’en Guinée, à savoir, le faible coût économique et la fiabilité de la technologie du photovoltaïque pour la fournir de l’énergie pour l’éclairage public en Afrique.

    La technologie du lampadaire solaire est un progrès économique indiscutable et une belle solution pour l’avenir en Afrique.

    C’est une technologie de pointe exactement comme celle mise en place à N’Zérékoré, et qui avait en effet déjà été mise en oeuvre pour équiper le nouvel Aéroport international Blaise-Diagne, à Dakar, (le système de lampadaires à énergie solaire). Le système fonctionne très bien à l’Aéroport International Blaise Diagne de Diagne et tout le monde peut le constater.

    Comment le tout nouveau et ambitieux projet d’investissement national et de maintenance des lampadaires solaires a-t-il été bâti au Sénégal en 2018 ?

    C’était à l’occasion de la visite officielle du Président Français, Mr. Emmanuel Macron à Dakar. Le Président Macky Sall, et son homologue Français ont signé un contrat historique pour la modernisation énergétique et l’éclairage public du pays.

    Le Sénégal, a en effet concrétisé l’achat de 50.000 lampadaires solaires à l’entreprise Fonroche Éclairage de France, pour couvrir en 3 ans le tiers du Senegal d’un eclairage public moderne et pour un montant de 87 millions d’Euros !

    Une enveloppe qui couvre également les travaux d’installation de ces équipements high-tech, qui seront assurés par le groupe Eiffage, avec l’appui de techniciens locaux.

    Comme partout ailleurs, n’ayant pas besoin d’être raccordés au réseau électrique, ces lampadaires équipés de panneaux photovoltaïques ne nécessitent pas de lourds travaux de terrassement.

    Quelle est la particularité du contrat des lampadaires passé entre le Sénégal et la France ?

    Une fois assemblés en France et installés dans les rues Sénégalaises, ces équipements peuvent être pilotés à distance et seront maintenus en service par une équipe d’une quarantaine de personnes, recrutées directement au Sénégal via une filiale du groupe Fonroche Eclairage.

    C’est pourquoi, il est de la responsabilité du Ministère de l’Energie de revoir complètement le contrat qui a été passé en Guinée, afin d’en finir avec la situation inacceptable d’abandon des investissements publics ou de dysfonctionnement des lampadaires installés à N’Zérékoré et ailleurs dans le pays.

    Faute de quoi, tôt ou tard, des groupes de criminels et les troupes de pillards se chargeront de les arracher et de les revendre aux chaudronniers et autres électriciens, soit en Guinée, soit dans les pays voisins.

    Ce serait très dommage d’en arriver à un tel scénario catastrophe pour l’éclairage public en Guinée.

    Encore une fois et pour confirmer ce que vos intervenants de N’Zérékoré viennent d’affirmer dans ce reportage de Médiaguinée, la technologie du lampadaire solaire est un progrès économique indiscutable et une solution pour l’avenir de l’éclairage public en Afrique.

    Très franchement merci au Président de la République, le Professeur Alpha Condé pour le développement de ce projet très original et sans précédent en Guinée.

    Grand merci Médiaguinée pour la pertinence de ce reportage à N’Zérékoré, et bonne journée de Jeudi, chez vous.

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