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Procès Grenade : ‘’c’est un dossier politico-judiciaire dans le but de condamner un innocent » (Me Salifou Béavogui)

Le procès de Boubacar Diallo alias Grenade, jeune militant de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), principal parti de l’opposition guinéenne, s’est ouvert ce lundi 11 février au tribunal criminel de Dixinn. Pendant plusieurs heures à la barre, l’accusé, poursuivi pour détention illégale d’armes de guerre et assassinat lors des manifestations de l’opposition, a nié les faits articulés contre lui et plaidé « non coupable ».

Au sortir de la salle d’audience, Me Salifou Béavogui, avocat de la défense a condamné « la spécificité » de ce dossier qu’il qualifie de « vide » et les conditions de détention de son client.

« Je prie Dieu pour chacun de nous de ne pas se retrouver dans l’arbitraire, l’injustice, dans l’abus d’autorité dans lesquels ce jeune homme de 25 ans se retrouve aujourd’hui. Boubacar Diallo alias Grenade » est considéré plus qu’un criminel de guerre, à s’en tenir aux conditions dans lesquelles il a été interpellé et transféré à Kindia, les conditions dans lesquelles il a été transféré à un juge d’instruction, inculpé sans avocat. Ceux-là qui devraient être à la barre du tribunal pour avoir tiré sur lui ont changé de camp. Ils sont devenus les accusateurs notamment, les gendarmes que nous n’avons jamais rencontrés et qui semblent être ses accusateurs », s’insurge-t-il.

Sur ton teinté de déception, Me Salifou Béavogui a qualifié ce dossier de « politico-judiciaire ». Selon lui, les accusateurs voulaient passer par le détenu pour ‘’dénoncer’’ l’épouse de Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition, Halimatou Diallo et le responsable [par intérim] de la communication du parti, Ousmane Gaoual Diallo.

« Ce jeune depuis le 23 avril, devrait être purement et simplement libéré. Il a dit à la barre qu’il a été torturé pour qu’il puisse dénoncer l’honorable Ousmane Gaoual Diallo et Hadja Halimatou Dalein Diallo dans cette affaire. Ces gendarmes ont dit des contre-vérités. Donc, le jeune n’a jamais tenté de tirer sur un gendarme au contraire, c’est lui qui a reçu une balle. On l’accuse de détention d’armes. Ces armes devraient être présentées au tribunal. Mais, dans le dossier, il n’existe la trace d’aucune arme même un certificat délivré par le greffe. C’est un dossier politico-judiciaire monté de toutes pièces dans le seul but de condamner un innocent. Il doit être libéré parce qu’il est innocent », a-t-il soutenu.

Le tribunal criminel de Dixinn décidera, mardi 12 février, si « Grenade » sera-t-il retenu dans les liens de la culpabilité.

Mohamed Cissé

+224 623 33 83 57

 

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