Inondation à Kankan : un disparu et de nombreux dégâts, le cri du cœur des victimes

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En cette période de saison pluvieuse, plusieurs quartiers périphériques de la commune urbaine de Kankan sont en proie à une inondation. La dernière en date s’est produite, dans la nuit de jeudi à vendredi 4 septembre 2020. Elle avait engendré plusieurs dégâts matériels importants et un disparu. Dans ces quartiers, redoutant une autre inondation, les citoyens riverains tirent la sonnette d’alarme. 

Hadja Fanta Kamissoko âgée d’une soixantaine d’années vit avec ses petits-fils au quartier Bordeaux. Elle explique les pertes enregistrées au cours de ces inondations. 

« Cette inondation a commencé dans les bandes de 2 heures du matin, on dirait que toutes ces vagues d’eau descendent du ciel. C’est mon fils qui est venu nous sauver dans une pirogue, l’eau a emporté plusieurs de mes animaux domestiques : mes moutons, chèvres et nos denrées alimentaires », a-t-elle déploré.

Dans le secteur 2 du même quartier, les citoyens sont en alerte maximale. Plusieurs d’entre eux à l’image de Balla Bérété sont à pied d’œuvre, pelle en main, ils creusent des canaux d’évacuation des eaux de ruissellement pour éviter le pire.

« Pendant la saison pluvieuse toutes ces parties restent inondées, sauf quand on fait un effort pour creuser quelques caniveaux pour qu’on puisse être épargné de l’eau. C’est pourquoi nous avons un peu la paix du cœur actuellement », dit-il.

Abdoulaye Sylla, un autre habitant de ce quartier lance un cri de cœur espérant être entendu par les autorités.

« Le cri de cœur que je lance au niveau du gouvernement, c’est de venir nous aider tout en trouvant solution à ces inondations. Parce que nous, quels qu’en soient nos moyens, nous ne pouvons pas trouver solution à ça. C’est l’Etat qui est fort, c’est lui qui a toutes les possibilités pour aider les gens », lance-t-il.

Cela fait plusieurs années que la ville de Kankan fait face à des cas d’inondation. Chaque année, malgré de nombreux appels, les autorités locales restent sans se bouger. Une attitude désapprouvée de plusieurs observateurs qui ne manquent tout de même pas de pointer du doigt la construction anarchique dans les quartiers. 

Ahmed Sékou Nabé, correspondant à Kankan

 

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