Insécurité à Kankan : les citoyens lèvent la voix contre le phénomène

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L’insécurité  gagne du terrain à Kankan, 2è ville de Guinée, à la grande surprise des citoyens qui ont connu en moins de trois jours plusieurs cas de braquages à mains armées. D’abord, dans un kiosque à café au quartier Salamani et ensuite une résidence familiale à Sinkèfara 2.

Cette situation préoccupe aujourd’hui à plus d’un titre, les citoyens de la cité de Cheick Fantamady Chérif. Ibrahima Sory Kaba citoyen rencontré au centre-ville, déplore ces nombreux cas d’attaques perpétrées ces derniers jours dans le Nabaya. 

« Aujourd’hui nous avons beaucoup peur, parce que dans ces deux jours il y a des attaques à mains armées partout à travers la ville, c’est déplorable. Et les bandits ne font que tuer des personnes, donc cette situation d’insécurité nous fait beaucoup peur », dit-il.

A cause de ces différentes attaques à mains armées, Gbagbo Zoumanigui étudiant à l’université Julius Nyerere de Kankan, dit se sentir en totale insécurité.

« Si aujourd’hui nous vivons dans une telle situation, c’est dangereux, tu n’as rien c’est un problème. Si tu as quelque chose aussi les gens cherchent à te braquer ou même à prendre ta vie. Vraiment c’est devenu un problème qui gangrène la société », déplore-t-il. 

Plus loin, il invite les autorités et les citoyens à prendre en main leurs responsabilités pour endiguer ce fléau.

« J’appelle les autorités, les forces de l’ordre et la population à prendre des mesures, car même si on te sécurise, toi aussi il faut te sécuriser toi-même. Si la population attrape l’un de ces bandits, qu’on la laisse s’en charger. Parce que si on les envoie en prison, quelques mois ou quelques années après on les reverra encore dans la ville. Cela veut dire que les bandits sont en complicité avec certains responsables », estime-t-il.

A signaler qu’en moins de deux jours deux opérations de vol à mains armées ont été enregistrées à Kankan, une perte en vies humaines, un blessé par balle et des biens matériels emportés. Pour l’heure, aucune arrestation n’a eu lieu.

Ahmed Sékou Nabé, correspondant à Kankan

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