Interdiction de la chicha en Guinée : Ibrahima Sory Cissé, président de ‘’Génération sans Tabac’’ veut la mise en place d’une unité de contrôle

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Se prononçant sur l’arrêté conjoint signé des ministres du Budget, du Commerce et de la Sécurité et de la Protection civile, portant interdiction de l’importation, de la distribution et de la commercialisation de la chicha sur toute l’étendue du territoire national, Ibrahima Sory Cissé, président de l’association ‘’Génération sans Tabac’’, a salué la décision des autorités. M. Cissé estime toutefois que cette annonce du gouvernement ne suffit pas, car pour lui, cette interdiction devra être suivie d’amendes pour être respectée. Il l’a fait savoir dans un entretien à Verite224.

Selon Ibrahima Sory Cissé, c’est pour sauver des vies qu’il a décidé de créer cette association. « Mon père était un grand fumeur, il est décédé des suites de tabagisme. Moi-même qui vous parle, j’ai fumé. Ceux qui me connaissent le savent mais je sais que le tabac nuit à la santé. Donc je ne fume plus. Depuis que j’ai arrêté de fumer, je me sens bien maintenant dans ma peau, je respire bien. Aujourd’hui, je demande à tous les Guinéens et Guinéennes d’écouter ce conseil. Que le gouvernement s’implique ou non, le tabac et les dérivés sont des produits très dangereux pour la santé de l’être humain », explique-t-il. 

Parlant de cette interdiction de la chicha, Ibrahima Sory Cissé propose la mise en place d’une unité de contrôle dans les lieux de vente. 

« Cette décision du gouvernement est à saluer mais ça ne suffit pas. Il faut des amendes aux hôtels, aux restaurants et pour ceux qui consomment le tabac dans le milieu public. Je veux parler de la chicha. On a interdit la consommation de la chicha et cette interdiction doit être suivie par des amendes. Il se trouve que dans certains hôtels, des grands restaurants et certains milieux publics, les gens font de ça un luxe. Cette interdiction devrait être accompagnée par des amendes. Il faut mettre en place une unité composée de gendarmes et de policiers pour contrôler dans les restaurants, les hôtels. Quand on dit à un propriétaire d’un hôtel de payer 2 millions parce qu’on a vu un client en train de consommer dans son établissement, je crois qu’il va dorénavant interdire. Je demande aussi au gouvernement guinéen d’impliquer la presse pour faire passer des émissions, des vidéos sur les conséquences de la consommation de la chicha sur l’être humain. Ça rentre dans le cadre de la sensibilisation. Il faut aussi impliquer les associations de lutte contre le tabagisme et les dérivés. La drogue fait partie, le chanvre indien fait partie >>, estime-t-il. 

Maciré Camara 

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