« J’ai reçu des appels me demandant si c’est moi Bantama Sow qui ai accepté de rejoindre les Malinkés »

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Le procès de l’honorable Ousmane Gaoual Diallo a repris hier au tribunal de première instance de Dixinn. Une audience au cours de laquelle les débats ont été houleux entre les différentes parties.

Après avoir entendu l’accusé Gaoual Diallo, le procureur de République Souleymane N’diaye s’est prononcé sur les chefs d’accusation : « nous maintenons que nous poursuivons l’accusé pour diffamations et offenses au chef de l’État et pour présomption de mauvaise foi ».
Parlant de la plainte du Rpg arc-en-ciel, représenté au procès par Lansana Komara [secrétaire administratif],  le procureur la déclare ‘’irrecevable’’: « je ne vois en aucun cas comment M. Komara peut se présenter en partie civile pendant que les diffamés Bantama Sow, Malick Sankhon et Hady Barry sont ici. La plainte du parti Rpg arc-en-ciel est irrecevable ». Mais pour les avocats de la partie civile, Komara doit être entendu et que la recevabilité ou non de la plainte du Rpg est trop tôt prononcé par le procureur.
Lansana Komara lui dira avoir été désigné verbalement par son parti de venir le représenter et se constituer partie civile. Même si le ‘’mouvancier’’ n’avait durant son audition aucun document qui justifierait son appartenance au Rpg Arc-en-ciel.
Bantama Sow, un des plaignants, d’enfoncer le clou : « depuis le discours de Ousmane Gaoual jusqu’au moment où je suis, je reçois des menaces. J’ai reçu des appels me demandant si c’est moi Bantama Sow, si c’est moi qui ai accepté de rejoindre les Malinkés? ». Propos qui provoqueront une huée dans la salle.
Le président de la cour Mangadouba Sow a aussitôt suspendu le procès pour le renvoyer à  jeudi à 10h.

Réactions des avocats…

Maître Paul Yomba Kourouma, avocat de la défense : « Nous avons beaucoup loué le potentiel intellectuel de ce député qui constitue une fierté pour ce pays »

«Les débats ont été très houleux, la défense a soulevé l’immunité du député Ousmane Gaoual Diallo, les avis ont été divergents puisqu’il faut savoir qu’il y a la partie civile et le Ministère public. En tout cas, nous avons trouvé quelque chose de très intéressant du point de vue de droit et nous avons vu des talents se dégager. La flagrance a été défendue, nous avons fustigé le fait que cette procédure de flagrance ne tenait pas. Le député n’a pas été arrêté en flagrant délit, il n’a pas été poursuivi par la clameur publique, l’officier de police judiciaire ne s’est pas rendu sur les lieux pour recueillir toutes les informations, faire les constatations nécessaires, aucune pièce n’a été jointe au dossier. Seul le procès verbal est parvenu au procureur de la république qui a déclenché les hostilités de cette procédure. La seule pièce qui a été exhibée l’a été par la partie civile qui en l’espèce n’a ni droit, ni qualité, aucun titre pour le faire. Cette pièce devrait en principe constituer un scellé qui devrait être présenté devant la juridiction saisie pour confondre le député M. Ousmane Gaoual Diallo. Cela n’ayant été fait par l’officier de police judiciaire encore moins par le procureur de la République, il faut dire que le dossier est vide. Les faits articulés contre l’honorable Ousmane Gaoual Diallo ne seraient en l’espèce lui être opposés parce que nous ne savons par quel miracle le Ministère public va asseoir son argumentaire. Nous avons beaucoup loué le potentiel intellectuel de ce député qui constitue une fierté pour ce pays, pour sa formation politique un espoir. Nous sommes très fiers de notre client qui avec intelligence, avec beaucoup de périphrases et d’éloquence a répondu aux questions qui lui ont été posées ».
Maître Mohamed Sampil, avocat de la partie civile : « les faits dans ce dossier sont consistants »

« Vous avez observé le déroulement du procès, les droits de toutes les parties ont été observés par le président du tribunal. Nous restons sereins par ce que ce dossier pour nous est un dossier solide, contrairement à ce qu’on raconte. Nous entendons bien rester dans la logique de la défense normale des intérêts de nos clients en dehors de toute autre considération. Demain [jeudi, 11 août 2016], nous démontrerons en quoi les faits dans ce dossier sont consistants et les infractions telles que présentées peuvent être de nature à prononcer, à aboutir à la vérité »

Par Sadjo Bah 
+224625016669

 

  1. Sylla 5 ans il y a
    Repondre

    Regardez moi ces déchets humains:justice contre une ethnie,justice contre une ethnie.
    Allez vous faire foutre yandi.
    Merde. Vous êtes qui dans ce pays?
    Rien que des moins que rien.
    Il faut l’enfermer pour 15 ans. Comme ça il fermera sa grande gueule puante.

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