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‘’Je crains pour ma vie avec cette insécurité qui est là’’, dixit Charles Damba, chef de quartier de Dar es Salam

Charles Damba, chef de quartier de Dar es Salam n’a plus le sommeil tranquille depuis que ses citoyens ont été sommés de quitter les lieux. Il dit faire l’objet de menace à cause une rumeur qui soutient qu’il aurait reçu de l’argent des mains des autorités pour le déguerpissement des habitants du secteur 14 (zone de l’éboulement de 2017). Au cours d’un entretien ce lundi 20 Mars à son domicile, Charles Damba n’a pas caché son inquiétude, lançant un appel aux autorités en vue de le sécuriser ainsi que sa famille.

« Je représente l’administration au niveau du quartier, si l’administration décide de quelque chose, qu’on m’informe de venir informer la population. Qu’est-ce que je dois faire ? Mais c’est d’informer la population. Le lendemain, j’ai convoqué les chefs de secteurs et les imams (…). Le vendredi, on a profité du sermon de l’imam à la mosquée pour informer tout le monde. Les gens mal intentionnés disent que c’est le chef de quartier qui a décidé qu’on nous déguerpisse. Lui déjà il a reçu de l’argent. L’argent qui est venu, il a pris la moitié et il veut sacrifier nos maisons. Donc, chaque jour, des réunions se tiennent au niveau du secteur 14 (secteur concerné par le déguerpissement ndlr) contre moi. Et moi je crains pour ma vie, avec cette insécurité qui est là », a confié le chef de quartier tout inquiet.

Poursuivant, il affirme s’être déjà plaint aux autorités qui jusque-là n’ont rien fait pour assurer sa sécurité

« Je me suis plaint au maire, mais est ce qu’il pourra résoudre mon problème ? Je vais voir le gouverneur aussi. J’ai appelé le colonel Balla Samoura, je l’ai appelé et l’informé de la situation pour qu’on me sécurise. Parce que si ma bouche est dans ce problème c’est à cause de l’État. Si ma bouche est dedans parce que je suis le premier représentant du quartier sinon ce n’est pas mon affaire. Je suis là il y a de cela 50 ans et je n’ai jamais décidé de faire tomber la maison de quelqu’un », ajoute-t-il.

Il y a environ deux ans, l’effondrement d’une montagne d’ordures avait fait une dizaine de morts à Dar es Salam. Suite à ce drame qui a causé tant de tristesse, le gouvernement guinéen avait proposé la somme de vingt millions à chaque famille afin qu’elle quitte les lieux. Une proposition rejetée par les concernés qui trouvaient la somme insuffisante. Récemment, le gouvernement a décidé de mettre à exécution sa menace de déguerpissement des habitants du secteur.

Maciré Camara

 

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