Jeux paralympiques de Tokyo : confiants, les deux athlètes guinéens se préparent à Conakry

Après les jeux Olympiques, Tokyo, la capitale japonaise va accueillir les jeux paralympiques ( Jeux destinés aux athlètes qui souffrent d’un handicap) prévus du 24 août au 05 septembre 2021. Dans cette optique, les athlètes paralympiques guinéens se préparent au stade Général Lansana Conté de Nongo.

Ce mardi 10 août, en marge des entrainements dans la salle de gym et sur la piste d’athlétisme dudit stade, Kadiatou Bangoura et Bacoutoubou Dambakhaté ont fait part de leurs ambitions aux paralympiades où ils vont concourir dans les épreuves de courses de 200 et 400 mètres dames et 100 mètres messieurs.

Originaire de Fria où elle se préparait sur terre battue, Kadiatou Bangoura qui souffre d’une atrophie du bras gauche s’entraîne depuis quelques jours sur la piste du stade de Nongo. Elle est revenue sur les conditions difficile du début de ses préparatifs avant de souligner qu’elle fera tout pour revenir avec une médaille.

« Les préparatifs avancent très bien. Les conditions n’étaient pas du tout faciles. Il y avait un manque de matériel et je m’entraînais sur terre battue. Quand on commence à s’entraîner sur terre battue et puis on vient sur le tartan, c’est très difficile. On a beaucoup de difficultés. Les préparatifs reprennent presque à zéro. C’est pour cette raison que nous sommes là pour les préparatifs », a expliqué Kadiatou Bangoura avant d’ajouter : « Mon objectif est de revenir avec une médaille et faire un record qu’aucun athlète guinéen n’a réalisé jusqu’ici ».

Mal voyant pour avoir été victime d’une explosion de dynamite depuis ses cinq ans, Bacoutoubou Dambakhaté ou Bacou était jusqu’en 2020 un athlète français. A partir de cette date, il a décidé de défendre les couleurs de sa Guinée natale.

Selon lui, les préparatifs ont été émaillé de grandes difficultés à cause notamment du Coronavirus.

« C’est ma première année avec la Guinée. C’était très difficile de faire des compétitions comme d’habitude. Je n’avais pas les moyens financiers mais heureusement, la ville dans laquelle j’étais en banlieue parisienne m’a soutenu pour  préparer les jeux je me suis déplacé grâce à cette aide. Cette année, c’était très difficile de s’entraîner en France parce qu’il y a eu deux confinements. Deux confinements pendant lesquels, on ne pouvait pas s’entraîner. Le deuxième confinement était en plein hier. Il faut savoir que je suis malvoyant. Je ne vois pas sur les côtés et plus de cinq mètres. Et la nuit, je ne vois pas. Il fallait que je m’entraîne dehors et pour finir à 17 heures. Je ne me suis pas entraîné pendant deux à trois mois. Les entraînements ne se sont pas passés comme prévus », a indiqué Bacoutoubou Dambakhaté avant de décliner les objectifs de leurs participations.

« L’objectif est de représenter le pays et donner une autre image, de rendre fière la Guinée. Si on peut faire des sacrifices et perdre des avantages qu’on avait en équipe de France, ça ne me dérange pas sincèrement. J’ai envie d’offrir ce que jeux à la Guinée », ajoute t-il.

L’arrivée de la délégation guinéenne à Tokyo est prévue le 22 août prochain.

Selon le staff technique des deux athlètes, l’entrée en lice de Kadiatou Bangoura sera effectuée le 27 août en 400 mètres dames, à 22 heures de Tokyo. Sa deuxième course en 200 mètres dames est prévue à le 1er septembre, à 11 heures de Tokyo.

De son coté, Bacoutoubou Dambakhaté entrera en piste le 30 août, en 100 mètres messieurs, 11 heures de Tokyo.

Pour se qualifier aux jeux paralympiques, Kadiatou Bangoura a remporté les 200 et 400 mètres dames à Dubaï en 2019 avant de confirmer sa qualification en obtenant une médaille d’or sur 200 mètres à Tunis, en février 2020.

Quant à Bacoutoubou Dambakhaté, il a obtenu la médaille de bronze au meeting de Marrakech, en février 2020.

Sadjo Bah

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