Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogue : les vérités du substitut du procureur de Labé

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Comme chaque année, l’Humanité célèbre ce samedi 26 juin 2021, la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite de drogue. Pour la petite histoire, c’est en 1987 que l’assemblée générale des Nations unies a décidé de réagir au fléau que représentent ces stupéfiants. Cette année, cette journée est célébrée sous le thème ‘’En parler, c’est sauver des vies’’. Rencontré à cette occasion, le substitut du procureur près le tribunal de première instance de Labé s’est réjoui d’abord de la célébration d’une telle journée. 

« Nous accueillons cette journée avec joie, c’est un honneur aussi si les Nation unies parviennent à réserver une journée uniquement à cette problématique, qui est aujourd’hui d’une envergure sociale. Pour nous, c’est une journée dont on profite pour lancer un message à l’endroit de toutes ces personnes qui se livrent non seulement au trafic et à la consommation de ces produits prohibés », affirme Patrice Koma Koïvogui. 

Poursuivant, notre interlocuteur nous confie que depuis le début de l’année, son service a procédé à l’incinération de plusieurs quantités de chanvre indien. 

« Au niveau du  parquet de Labé, nous sommes l’esprit de l’Etat par rapport à la répression de toute personne qui est impliquée dans le trafic ou la consommation de produits psychotropes. Au cours de l’année, nous sommes parvenus à saisir une certaine quantité qui a été incinérée. A cela s’ajoutent des petits consommateurs qui ont été déférés et jugés par notre tribunal. Nous avons jugé trois dossiers. À notre niveau, la lutte est bel est bien en marche. Ce que je peux vous dire, c’est qu’il y a une quantité énorme qui a été incinérée, par deux fois. Malheureusement, les individus qui détenaient cette quantité incinérée n’ont pas été interpellées », indique M. Koïvogui. 

Dans la foulée, le procureur par intérim du TPI de Labé laisse entendre que les peines encourues par ces trafiquants et consommateurs peuvent aller du pardon à la réclusion criminelle. 

« Les peines sont en fonction de la quantité de la drogue et de la nature de la drogue. Par exemple, si c’est ce qu’on appelle les drogues dures, cocaïne et autres, là, les peines ne sont pas pratiquement les mêmes que les drogues comme le chanvre indien et autres. Les peines varient en fonction de la nature, de la quantité de la drogue et de la personnalité de l’interpellé. Ce qui reste clair, la loi opprime, la loi condamne. Au niveau des peines, il y a même le pardon qui peut être accordé en matière de drogue. Quand c’est un délinquant primaire qui se retrouve dans ça et qu’il prend l’engagement solennel devant le juge de ne plus répéter, on peut sursoir à une condamnation. Cependant, les peines peuvent aller jusqu’à la réclusion criminelle. C’est pour vous dire que la fourchette peut aller de l’atténuation à l’aggravation, en fonction de la quantité, de la nature de la drogue et de la personnalité de l’individu qui est interpellé », précise le substitut.

Pour pallier ce phénomène efficacement, Patrice Koma Koïvogui lance un appel aux autorités locales en ces termes : « je demande à tous les citoyens de Labé, surtout au niveau des autorités, les chefs de quartier et les chefs de secteurs,  qu’ils puissent collaborer avec les forces de défense et de sécurité, pour nous permettre d’aller dénicher tous ces consommateurs et trafiquants de produits psychotropes, qu’ils soient punis et que leurs punitions puissent servir de leçon à ceux qui veulent tenter de faire les mêmes choses ».

Tidiane Diallo, correspondant régional à Labé. 

620 44 25 83

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