Journée mondiale de la presse : le COSADD exige la libération du journaliste Amadou Diouldé Diallo

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La Journée mondiale de la liberté de la presse est célébrée ce lundi 03 à travers le monde. En Guinée, elle intervient au moment où certains journalistes sont en prison en dépit de la loi L002 qui dépénalise les délits de presse.  C’est le cas du doyen Amadou Diouldé Diallo poursuivi pour offense au chef de l’Etat. En effet, le Collectif du soutien à sa cause exige sa libération immédiate. Le COSADD a encore une fois élevé le ton contre ce qu’il appelle la restriction de la liberté de la presse en Guinée.

Arrêté sans convocation préalable à Conakry après son passage dans une émission radio de la place, Amadou Diouldé Diallo est accusé d’avoir offensé dans ses propos le chef de l’Etat. Ce qui lui a coûté tout ce temps à la maison centrale de Conakry. Ce, en violation de la loi L002 qui ne prévoit qu’une amende pécuniaire si et seulement il était retenu coupable des charges retenues contre lui. À l’occasion de la Journée mondiale de la presse, le COSADD exprime son amertume dans cette affaire. 

« Face à cette atteinte à la liberté de presse,  le COSADD s’est inscrit dans la logique de défendre la loi et accélérer l’ouverture du procès le 13 avril au tribunal de Dixinn.  Après que le procureur ait requis le paiement de 5 millions d’amende,  on s’attendait à une liberté provisoire, en attendant le verdict. Mais nous avons été surpris de voir que notre confrère s’est retourné en prison.  Pire encore,  M. Amadou Diouldé Diallo a été arraché de son lit d’hôpital et renvoyé à la maison centrale de Conakry, alors que son traitement n’est pas terminé », fustige Sayon Camara. 

L’heure est grave pour les journalistes guinéens, renchérit le coordinateur du COSADD.  Sayon Camara appelle tous les confrères à la solidarité pour le respect strict de la loi L002.

« Chers confrères,  la presse guinéenne est en danger.  La liberté de la liberté qui est l’oxygène de la démocratie a reculé de 24 points entre 2013 et 2020 en Guinée.  Les journalistes que nous sommes devons agir pour exiger le respect de la loi », a-t-il sollicité.

Le Collectif du soutien à Amadou Diouldé a également mis l’occasion à profit pour dénoncer le silence des associations de presse dans cette affaire d’emprisonnement du journaliste et historien guinéen.

Yamoussa Camara 

657851102

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