Justice: Charles Wright suspend l’habilitation des OPJ, libère des gens en garde à vue et interdit à un commissariat de recevoir des plaintes

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Le Procureur Général, accompagné d’une délégation du Parquet Général près la Cour d’Appel de Conakry, a effectué un long marathon ce lundi 16 mai 2022, pour une mission d’inspection dans plusieurs commissariats centraux et urbains et des services et des gendarmerie. 
Cette mission d’inspection inopinée est partie de la Direction Centrale de Police Judiciaire (DCPJ) et par la suite elle s’est rendue au Commissariat Central de Kaloum, au Commissariat Central de Dixinn Terrasse, au Commissariat Central de Bellevue, à la Brigade Spéciale de Protection des Personnes Vulnérables à la Bellevue, au commissariat Urbain de Kenien et de Hafia, à la Gendarmerie PM3 de Matam, au commissariat central de police de Matam et de Gbessia, dont entre autres. 
Arrivé  à Dixinn, au commissariat central  situé à la terrasse du stade du 28 septembre, le procureur Alphonse Charles Wright suspend l’habilitation d’un OPJ et fait libérer certains détenus. Un officier de police judiciaire a contraint un plaignant à payer 100.000 gnf au titre des frais pour déposer sa plainte. Dépassé parce cet acte qui est en violation avec la loi, Alphonse Charles Wright a aussitôt suspendu l’habilitation de l’agent incriminé. Il a également instruit au procureur du TPI de Dixinn de l’entendre à l’effet d’engager des poursuites contre lui.
Le chef des poursuites qui se veut respectueux des règles de procédure judiciaire avait fait libérer un enfant qui avait été conduit au commissariat central de Kaloum par son père pour vol. Selon le procureur, l’enfant bénéficie de l’immunité familiale et a ordonné sa libération.  « Un enfant qui vole ses parents bénéficie de l’humilité parentale. », a-t-il indiqué.
Au commissariat central de Kaloum, un Monsieur qui est  poursuivi pour une affaire de 180.000fg, en détention depuis quatre jours et dont le plaignant a désisté avait également bénéficié d’une mise en liberté. Arrivé dans les locaux de la Brigade Spéciale de Protection des Personnes Vulnérables à la Bellevue, il a dans la foulée ordonné de libérer des personnes placées en garde à vue, l’un pour une affaire de créance qu’il avait commencé à rembourser. Alphonse Charles Wright a indiqué qu’une telle infraction n’était pas passible de privation des libertés.  Le second Interpellé dans une affaire présumée de viol collectif a également été libéré, parce qu’aucune infraction n’était établie contre lui. La victime, elle-même, avait déclaré devant les agents enquêteurs qu’il n’était pas impliqué, nous apprend-on.
De là, le Alphonse Charles Wright et sa délégation se sont rendus au Commissariat Urbain de Kenien. Choqué par le non-respect des procédures,  il a immédiatement suspendu l’habilitation des 2 Officiers de Police Judiciaire habilités et ordonné à la direction de transférer désormais tous les dossiers et d’orienter toutes les plaintes vers d’autres services. « Vous ne posez  plus des actes de police judiciaire en attendant de mettre les choses au clair. Et, n’interrogez plus et ne convoquez non plus quelqu’un ici », a-t-il demandé à la direction de cette unité de proximité. 
Au moment où nous mettions cet article en ligne, le Procureur Général près la Cour d’Appel de Conakry était toujours sur le terrain pour la suite des inspections. 
Mamadou Yaya Barry 

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