Justice: Me Cheick Sako satisfait du travail abattu par le PARJU

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Créé et monté par le gouvernement guinéen en partenariat avec l’Union européenne, le Programme d’Appui à la Réforme du Secteur de la Justice (PARJU) a tenu vendredi son atelier sur la Capitalisation sous la présidence du ministre d’Etat en charge de la Justice et garde des sceaux, maître Cheick Sako en compagnie de Djénè Keita, de la coopération et l’intégration africaine, ordonnateur National du Fonds Européen de Développement. Objectif, permettre aux experts de présenter les acquis du programme aux autorités contractantes (Délégation de l’Union européenne, ordonnateur national du FED, le ministre de la justice), aux bénéficiaires, aux membres des organisateurs de la société civile œuvrant dans la protection des Droits de l’Homme.

En ouvrant le bal, le directeur exécutif de la réforme de la justice, Mamadouba Keita, a souligné que cet événement constitue l’aboutissement d’un travail collectif, considérable entrepris depuis 2011 sous le patronage du Président de la République, le Pr Alpha Condé, qui a conduit à l’élaboration de la politique nationale de réforme de la justice adopté le 16 février 2014 par le comité de pilotage. Et d’ajouter : « cette politique vise à assurer la primauté des droits, le respect des droits de l’homme au sein de la société guinéenne et rétablir la confiance de la population dans son système de justice ».

La cheffe d’équipe gouvernance de la délégation de l’Union européenne en Guinée, Jurate Swalskyte, dira pour sa part que cet effort conjoint de la République Guinée et de l’Union européenne portant sur un montant de 20 millions d’euros pour le projet PARJU s’inscrit en droite ligne dans la politique nationale de réforme de la justice initiée par les pouvoirs publics, dans le souci de renforcer très semblablement les capacités de l’institution judiciaire en République de Guinée.

«Le PARJU, qui comporte une assistante technique mise en œuvre par le consortium dirigé par B&S Europe et mobilisé à Conakry le 11 depuis le 11 février 2015, a eu pour ambition de contribuer à la modernisation du Système judiciaire guinéen, notamment par la mise en œuvre de plusieurs activités destinées au renforcement des capacités de l’administration centrale du Ministère de la justice, du Conseil Supérieur de la Magistrature, des Cours et Tribunaux mais également du secteur pénitentiaire », a-t-elle dit en substance

La ministre de la coopération et l’intégration africaine, ordonnateur National du Fonds Européen de Développement, Djénè Keita, déclare que : « quand on est ordonnateur de FED et  avoir un ministre d’Etat garde des sceaux qui met la main à la patte depuis de nombreuses années pour la réforme de la justice dans notre pays, qui a également les avancées notables en terme de droit,  d’équité et respect de liberté des populations, on doit être satisfait et avoir fière du travail abattu ».

Le ministre d’Etat à la justice Me Cheick Sako, de poursuivre : « C’est un grand jour pour nous. Et je suis vraiment content que ma collègue de la coopération soit à mes côtés, en tant que responsable du FED dans ce pays, pour montrer un peu la fin de ce programme d’appui.  C’est la fin d’une étape en 2019, donc il fallait capitaliser ces acquis à travers cet atelier ».

Me Cheick Sako a, en outre souligné que le présent atelier dont le thème suscite un vif intérêt au regard de la présence massive des invités, intervient à un moment décisif de l’histoire de la réforme de la justice dans notre pays, matérialiser par le PARJU.

« Nous Guinéens cet atelier nous permet de voir à mi-chemin ce voir qu’est-ce qu’on a fait. Et Je pense que ce symbolisme est à saluer ».

Répondant aux questions de la presse, le chef de mission de l’assistance technique du Programme d’Appui à la Réforme de la Justice, Abdoulaye N’Diaye, a rappelé quelques réalisations : « une série d’activité ont été mené depuis quatre ans qu’on peut articuler autour du renforcement des capacités de l’administration centrale du Ministère de la justice, les activités de recrutement et de formation. Cent magistrats et cent greffiers ont été recrutés et formés à la suite de concours absolument transparent. Une réhabilitation des infrastructures de centre de formation judiciaire a également été menée. Dans le cadre de projet, trois juridictions sont construites, notamment Kindia, Kankan et Mamou. Les conditions de détention des prisonniers ont été améliorées.

Kalifatou Doumbouya

00224 624 693155

 

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