Justice : la peine de Ibrahima Sory Camara réduite en appel, il sortira de prison dans 21 jours

Ibrahima Sory Camara, le propagandiste de l’UFDG qui avait été reconnu coupable par le tribunal de première instance de Kaloum de diffamation, injures et outrages au du Chef de l’Etat, a vu ce jeudi 25 octobre sa peine allégée par la Cour d’Appel de Conakry. L’accusé avait écopé le 09 avril dernier d’une peine de 18 mois de prison et avait décidé d’interjeter appel. Y voyant une victoire, les avocats de la défense affirment que l’idéal aurait été que leur client soit condamné au temps mis en prison. Chose contre laquelle la partie civile ne semble pas s’opposer vu qu’elle considère que l’une des fonctions de la peine consiste en ce que le coupable ne soit pas emporté par l’instinct de réfraction.

Après 7 mois d’emprisonnement de leur client, les avocats d’Ibrahima Sory Camara sont très heureux de l’allègement de peine dont vient de bénéficier leur client en appel.

Pour Me Salifou Béavogui, c’est déjà une grande victoire pour la défense.

« Je pense que c’est une victoire, c’est une grande victoire pour nous. La cour d’appel a constaté que c’est le prévenu qui a relevé appel et la cour d’appel a constaté que la première peine était exagérée et la cour d’appel a constaté qu’il fallait faire revenir la peine à son canton possible. Et c’est pourquoi, mon client a été condamné à 8 mois en appel au lieu de 18 mois. Ça c’est une grande victoire, il faut le reconnaître quand même. Il est en prison pratiquement depuis le 23 mars 2018. Il doit sortir le 23 novembre 2018. Aujourd’hui, nous sommes le 25 octobre, donc il ne lui reste plus qu’un mois. Et vraiment c’est une grande victoire, il faut s’en réjouir, face à la gravité des faits qu’on lui reprochait. Parce que tenez-vous bien, il lui est reproché d’offense, d’injures et d’outrage contre le chef de l’Etat. Il retourne certes en prison. Mais, l’idéal aurait été qu’il soit libéré aujourd’hui, qu’il rentre aujourd’hui c’était ça l’idéal. Au pire des cas, il devait être condamné au temps mis. Mais hélas si la cour a estimé qu’il faut le temps mis plus un mois, cela relève de sa souveraineté. Mais il faut quand même remercier le droit, il faut remercier la cour pour son courage contrairement à la première décision qui l’avait condamné à 18 mois d’emprisonnement. Donc je suis heureux, je suis content, je ne suis pas content parce qu’il retourne en prison mais je suis content parce qu’il ne fera plus qu’un mois et il va recouvrer sa liberté. Nous n’avons utilisé aucune démarche, nous avons seulement utilisé la loi, le courage, la persévérance, l’endurance », a affirmé Me Salifou Béavogui avocat de la défense.

La partie civile quant à elle, estime que le droit a été dit et que même si  la cour s’est montré un peu plus clémente, cette peine servira de moyen d’intimidation et de prévention en cas d’instinct de réfraction du prévenu.

« Nous pensons que le droit a été dit certes la cour s’est montré un peu plus clémente à l’égard du prévenu. Nous reformons partiellement la décision de l’action publique bien entendu et nous pensons que les 8 mois d’emprisonnement serviront non seulement de leçon à monsieur Ibrahima Sory Camara mais pourra être un moyen d’intimidation puisque c’est l’une des fonctions aussi de la peine et pour que le prévenu ne soit pas emporté par l’instinct de réfraction. C’est pourquoi, il ne faudrait pas voir seulement la durée mais il faut voir le rôle et l’importance de la peine. 8 mois à notre avis nous parait raisonnable pour que monsieur Ibrahima Sory Camara prenne la mesure de ses responsabilités », a estimé Me Lancei 3 Diawara.

Lors de sa dernière comparution, Ibrahima Sory Camara avait présenté ses excuses à la Cour pour la faute qu’il a commise et demandé clémence.

Maciré Soriba Camara

+224 628 112 098

 

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