Kaba Diakité, DG ONPA parle du textile guinéen : “notre problème, c’est la qualité de la teinture”

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Reconnu par les couleurs de son ‘’kendéli’’, de son ‘’lépi’’ ou encore de sa ‘’forêt sacrée’’, le textile guinéen est très convoité à l’international. Cette promotion, on la doit au Professeur Alpha Condé qui, à travers les visites et grandes rencontres qu’il effectue, se vêtit de ce textile afin d’en faire la publicité. 

Invité samedi dans l’émission Kolomatin, Kaba Diakité, Directeur Général de l’Office National de Promotion de l’Artisanat, a parlé de la qualité du textile guinéen. Selon lui,  même si la particularité de ses couleurs fait du textile guinéen un textile très prisé et demandé à l’international, il n’en demeure pas moins qu’il reste confronté à des difficultés.

« Aujourd’hui, sur le plan international, la promotion de fait de belle manière par le premier magistrat de notre pays qui est à l’avant-garde, qui fait la promotion du textile guinéen. Nous, de notre côté, nous nous battons pour que le textile guinéen soit de qualité car nous sommes confrontés à un marché cosmopolite où il y a assez de concurrents, où il y a assez d’innovations qui se font ailleurs. La chance que la Guinée a, nous sommes spécifiques parce que nous ne travaillons pas sur le wax ou bien sur le hollandais, la Guinée a une particularité pour avoir sa couleur à elle. On reconnaît le kendéli de la Guinée par le barha, et même si les Maliens sont de bons teinturiers, on sait que pour avoir un bon barha, ça vient forcément de la Guinée. La forêt c’est typique à la Guinée, le lépi est typique à la Guinée », a-t-il expliqué.

Plusieurs pays tels que le Sénégal et la Mauritanie disposent de teinturiers sachant reproduire les design du textile guinéen. Même si cela fait concurrence à la Guinée, Kaba Diakité se réjouit que les teinturiers dans ces pays soient des compatriotes guinéens. Pour lui, le problème du textile guinéen réside plutôt dans sa qualité.

« Même si d’autres pays comme le Sénégal et la Mauritanie ont tendance à s’y intéresser, c’est nos compatriotes installés dans ces pays qui ont envoyé cette manière de faire dans ces pays. Nous nous en réjouissons. Notre problème, c’est la qualité de la teinture et pour cela il ne faut pas en vouloir beaucoup aux teinturières parce que le produit qui est importé en Guinée n’est pas de qualité et ça joue beaucoup sur les couleurs. Quand les produits qui sont mis à la disposition des teinturières ne sont pas de qualité, quoi qu’elles fassent, quoi qu’elles travaillent avec la couleur laisse à désirer et la qualité du tissu aussi qui est mis à leur disposition. Donc le travail c’est de faire assez de communication pour que nos teinturières puissent avoir des produits de qualité qui peuvent résister à toute sorte d’intempéries. La qualité du tissu aussi est beaucoup de mise », a-t-il expliqué.

Le Directeur Général de l’Office National de Promotion de l’Artisanat précise qu’une initiative présidentielle est en cours en vue de permettre aux artisanes de disposer de basins de grande qualité venant d’Autriche et d’autres pays.

Maciré Camara

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