Kabinet Cissé, président de la Ceni : ‘’dans la phase où nous nous trouvons, nous n’avons pas besoin de l’Oif et de la Cedeao”

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La Guinée s’achemine inexorablement vers la présidentielle du 18 octobre prochain. Mais la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ne compte pas cette fois faire appel aux organisations internationales pour l’appuyer -notamment l’OIF et la Cedeao-, dans l’organisation de ce scrutin tant attendu.

Nous ne céderons pas aux pressions extérieures et nous n’accorderons aucun crédit aux polémiques. Seul le respect de la loi nous importe

« Dans la phase où nous nous trouvons actuellement, nous n’avons pas besoin de ces organisations. Nous sommes dotés d’outils et de logiciels solides – développés par l’entreprise sud-coréenne Miru Systems et la société Innovatrices – qui nous permettent de mener ces opérations en toute autonomie », répond-il à Jeune Afrique.

Interrogé par l’hebdomadaire panafricain sur la fronde des commissaires issus de l’opposition à propos du chronogramme, M. Cissé avoue que son institution « a connu quelques difficultés ces dernières années, mais nous ne céderons pas aux pressions extérieures et nous n’accorderons aucun crédit aux polémiques. Seul le respect de la loi nous importe ». Ajoutant que « la principale mission de la Commission est de régler la question relative aux 2,4 millions d’électeurs qui ont été écartés lors du double scrutin de mars car considérés comme “problématiques”. Certains ont prétendu que ces électeurs étaient fictifs, c’est faux. Ils existent, mais nombres d’entre eux ne possèdent pas de carte d’identité numérique ou n’ont pas participé à la dernière campagne de recensement ».

« La tâche qui nous incombe aujourd’hui est de régulariser la situation de ces citoyens pour les intégrer dans le processus électoral », assure-t-il.

Youssouf Keïta

 

 

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